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03-03-2014  

Plans pour une toilette sèche 

préparation d'une toilette à litière biomaîtrisée TLB

 

 

Une alternative aux 50L d'eau potable par personne et par jour dans les toilettes... 

80 à 100% de la pollution organique des rivières est d’origine domestique (ce qui n’est pas le cas des nappes phréatiques, polluées essentiellement par l’agriculture intensive non biologique). Cette matière organique provient essentiellement de nos WC, et est transformée par des stations d’épuration en nitrates et en phosphates. Ce sont ces éléments qui sont responsables de l’eutrophisation des rivières. De plus, toute matière organique détruite et non réintroduite dans le cycle de formation de l’humus des sols est une perte grave pour la biosphère . Pour respecter la nature, il est donc préférable d’échanger les WC par des toilettes sèches. Même dans les cas où un système d’assainissement type tout à l’égout ou fosse toutes eaux est obligatoire, on n’est pas obligés de s’en servir !

Le principe en est très simple : la chasse d’eau est remplacée par des matières riches en cellulose. Les matières recueillies sont ensuite mises en compostage.

Les différents systèmes: 

>> Les toilettes à litière bio maîtrisée ou à compostage en extérieur: C’est une simple caisse qui peut-être placée n’importe où et dont l’aspect esthétique est un problème de menuiserie. Elle contient un seau et est percée d’une ouverture sur la planche supérieure sur laquelle on fixe un battant de WC classique. Le principe est de réunir les conditions optimales pour le recyclage intégral de la matière fécale et de l’urine afin d’en faire de l’humus. Cela revient à réajuster le rapport carbone/azote autour de 60 en rajoutant une matière riche en carbone végétal : sciure, copeaux, feuilles mortes, paille, cartons déchiquetés....

>> Les toilettes à compostage interne: Les excréments sont compostés en partie à l’intérieur des toilettes. Un ventilateur chasse permanence l’air vicié et maintient l’arrivée d’air pur. La vidange est moins fréquente et dépend du taux d’utilisation. Par exemple, pour 5 personnes, la vidange se fait tous les 2 ou 3 mois. La ventilation est assurée par le tuyau d’un diamètre de 10 cm, qui aboutit à l’air libre.

 

 

Construire sa TLB - Joseph ORSZÁGH, B-7000 MONS  - joseph.orszagh (at) skynet.be 

http://www.eautarcie.com/Eautarcie/5.Toilettes_seches/G.Construire_sa_TLB.ppt  

Dry Toilets - By Joseph ORSZÁGH

http://www.eautarcie.com/Autarky/Main_page.htm 

 

Ekopedia - portail vivre ensemble

http://fr.ekopedia.org/ 

Ecologie pratique - Les toilettes sèches - Des Water au Oua Terre - des toilettes à litière biomaitrisée.

http://www.eco-bio.info/ 

Construction des toilettes sèches - principales étapes de la fabrication.

http://www.construireenpaille.com/ 

La toilette sèche - Une question de cohérence

Nous buvons l'eau de pluie et nous réutilisons nos eaux grises épurées pour arroser le jardin. Avec des investissements dérisoires, nous sommes arrivés à l'autonomie hydrique complète avec une pollution nulle des eaux souterraines et des eaux de surface.

http://www.onpeutlefaire.com/articles/a-tlb.php 

Association Toilettes du Monde - 26 110 NYONS

http://www.toilettesdumonde.org/ 

 

La cabine éco-toilettes - 13540 Puyricard - Cabine toilette écologique simple 125x125cm de large, 230cm de hauteur

http://www.eco-toilettes.net/ 

Toilette à compost - association "Terr’Eau"  Présentation des principes et des diverses techniques d'assainissement écologique. F-09200 Saint Girons
http://www.terreau.org

Les Gandousiers modules de toilettes sèches démontables et transportables adaptés aux besoins des organisateurs d’événements accueillant temporairement du public. Gandousiers est un terme lyonnais du XVIII eme siècle, désignant les videurs de fosses d’aisance qui déposaient les boues collectées en périphérie pour les maraîchers lyonnais.

http://www.gandousiers.com/ 

La CaCaRavane - Location de toilettes sèches pour tous évènements (concerts, festivals, foires-expositions...) Une caravane équipée de 4 toilettes sèches +1 toilette sèche pour personne à mobilité réduite - 44118 La Chevrolière

http://www.cacaravane.fr/ 

Location de toilettes sèches en Alsace Promotion de la filière WC à litière biomaitrisée - 67203 Oberschaeffolsheim

http://aquaterre.canalblog.com/ 

Les copeaux d'abord Toilettes sèches - 72150 Le Grand Luce - association qui a pour but, de promouvoir et de développer l’utilisation de systèmes de toilettes sans consommation d’eau et respectueux de l’environnement - Comédiens, musiciens et autres dames pipis s'occupent de l’entretien et de la gestion du lieu durant une manifestation

http://lescopeaux.dabord.free.fr/ 

Fabricant de toilettes sèches, urinoirs secs - Europe - produits et systèmes biodégradables, traitement des déchets biologiques, techniques d’assainissement écologique et d’économie d’eau - toilettes sèches biologiques pour les cabanes de jardin, les résidences secondaires et les maisons de vacances

http://www.berger-biotechnik.de/ 

Ecosanres - Ecological Sanitation Research - Toilettes dans les pays du sud

http://www.ecosanres.org/ 

 

 

La toilette à litières biomaitrisée ou TLB

http://www.greencompound.ch/ 

 

Qu’est-ce que la «biomasse végétale ou animale»?

Biomasse végétale:

* Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, etc

* Riche en carbone, pauvre en azote.

* Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).

Biomasse animale

* Dépouilles des animaux, déjections animales et humaines.

* Riche en azote, pauvre en carbone.

* Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).

 

Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durable. A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants.

Pour répondre à cette loi il y a une solution technique qui mélange nos déjections avec de la biomasse végétale dans le cycle de la formation de l’humus. La toilette à litière biomaitrisée (TLB).

 

Le principe de fonctionnement

Le but est de faire entrer dans le cycle de formation de l’humus nos déjections. Il faut tout d’abord empêcher que l’azote organique contenu dans nos déjections se transforme en ammoniaque inutilisable pour la synthèse de l’humus. Cela est possible grâce à la cellulose végétale qui inhibe les réactions enzymatiques responsables de la minéralisation de la matière organique qui sont aussi responsable des mauvaises odeurs. Le principe est de rajouter de la cellulose végétale à nos déjections pour empêcher les réactions enzymatiques, ce qui empêche aussi les mauvaises odeurs. Mais ce blocage des réactions enzymatiques n’a lieu qu’en milieu humide donc de l’urine.

 

Mode d’emploi de la TLB

1. Comme litière, utiliser: - Des déchets végétaux secs: broyats de branchages, de feuilles, de tiges, des fanes, etc. - Copeaux et sciure de bois; - Tous les éléments ci-dessus peuvent être mélangés.

2. Ce qu’il ne faut pas utiliser comme litière: - Copeaux et sciure de bois tropicaux exotiques qui peuvent générer de mauvaises odeurs et provoquer des allergies; - Trop de sciure, source de poussière dans la maison; - Compost ou terre de jardin, cendres, tourbes.

3. On dépose au départ une couche de quelques centimètres de litière au fond du seau de la toilette. La quantité de litière à ajouter s’apprend à l’usage. Trop de litière signifie vidanges fréquentes. Trop peu risque de ne pas bien maîtriser les odeurs.

4. Après chaque utilisation, couvrir les selles avec une feuille de papier de toilette et un peu de litière qu’on humidifie à l’aide d’un pulvérisateur pour plantes d’intérieur. Encore mieux: uriner dessus, si l’on peut. Tous les papiers de toilette conviennent et sont jetés dans le seau. Cette toilette accepte également les bandes hygiéniques et les couches culottes compostables, pour autant qu’on les trouve dans le commerce.

5. Ne pas attendre que le que seau soit trop rempli et lourd pour vidanger dans le carré à compost.

6. Rincer et égoutter le seau avant de remettre en service. S’il est en plastique, il vaut mieux en avoir deux: l’un étant en service, l’autre est aéré à l’extérieur. Pour enlever les odeurs absorbées par le plastique, on peut y mettre, pendant l’aération, de l’eau contenant un peu d’argile. Cette eau peut servir plusieurs fois. L’eau savonneuse des nettoyages convient également. Cependant, le seau en acier inoxydable est de loin préférable, mais plus onéreux. Dans ce cas, un seul seau suffit.

7. Le carré à compost qui reçoit les effluents de la toilette (un mètre carré par personne) est aménagé dans un coin du jardin, à l’abri des regards. On y déposera également tous les déchets du jardin et de la cuisine. Afin d’éviter la multiplication des mouches, après chaque déversement, couvrir avec un peu de déchet de jardin, tonte d’herbe, feuilles mortes, mauvaises herbes arrachées ou paille.

 

 

Joseph Országh est un homme passionnant qui fait part de son parcours et ses propositions en matière de gestion de l'eau, et plus globalement sur un monde plus écologique. Il est le fondateur du système de récupération d'eau de pluie Pluvalor et des toilettes à litière biomaîtrisée, responsable du programme et du site Eautarcie. Vous pouvez retrouver le compte-rendu d'un entretien avec Joseph Országh sur Econo-Ecolo.org

Extrait de l’entrevue expliquant le système Eautarcie :

« Dans une maison équipée de ce système, l’eau utilisée par le ménage – y compris pour la boisson – provient d’une citerne qui récolte les eaux du toit. Après usage, cette eau est épurée dans un petit système enterré et rendu finalement à la nature à l’état potable (ou très proche de cette qualité) en l’infiltrant dans le sol du jardin. En somme, au point de vue de l’environnement hydrique, une maison en EAUTARCIE, n’au aucun impact sur les eaux : ni prélèvement, ni pollution. »

Source www.econo-ecolo.org/entrevue_eautarcie.php 

 

 

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JOSEPH ORSZÁGH

Jusqu’au 30 septembre 2002, la date de sa mise à la retraite, le professeur Joseph ORSZÁGH était chercheur à l’Université de Mons-Hainaut. Pendant 15 ans il a été le représentant des Amis de la Terre à la Commission des Eaux de la Région Wallonne.

C’est un chercheur qui se distingue de l’ensemble des chercheurs universitaires par le fait que, quand il considère un problème, il se veut pragmatique. Profondément ancré dans la réalité des choses, il s’attache à avoir une compréhension globale du problème et en recherche toujours la CAUSE. Son souci d’intégrité l’amène à ne faire aucune concession à la rigueur scientifique et il ne veut négliger aucun aspect. Enfin, surtout, il recherche une solution simple dont l’efficacité soit maximale pour un coût supportable.

Son domaine de prédilection est l’eau avec toute la problématique qui y est liée: son approvisionnement, son utilisation, sa pollution et son corollaire, sa dépollution. Le tout placé dans le contexte du développement durable qu’il préférerait appeler soutenable.

Si les recherches en développement durable sont multidisciplinaires, il n’en est pas moins vrai que les chercheurs sont des spécialistes qui ne peuvent considérer que le domaine de leur spécialité et n’ont par conséquent pas la perception globale du problème à laquelle le professeur Országh est particulièrement attaché.

Partant du principe de Thomas Mann  suivant lequel «une vérité qui dérange est toujours préférable à un mensonge qui fait du bien», il démonte les thèses et les idées bien établies sur la gestion de l’eau. Pour lui, l’épuration des eaux usées domestiques, telle qu’elle est pratiquée actuellement, est incompatible avec le concept du développement durable.

Partisan de la récupération de l’eau de pluie et de sa consommation en tant qu’eau potable, il a développé à ce sujet une réflexion qu’il a poussée très loin et qu’il a concrétisée à son domicile. Des milliers de ménages appliquent son système depuis des années.

 

Il a étendu sa réflexion à d’autres domaines fortement concernés par la pollution:

- les lisiers des élevages industriels

- les déchets industriels (palettes de bois et cartons d’emballage)

- les friches industrielles

Ici encore, les méthodes proposées sont simples, efficaces et peu onéreuses, mais systématiquement refusées par les instances officielles.

«L’histoire l’a souvent montré : les précurseurs ont rarement le privilège d’être reconnus par leurs contemporains et sont mal aimés. Selon certains, Joseph Országh est un visionnaire qui est largement en avance sur son temps. Ce qui lui vaut l’incompréhension de ses collègues, des décideurs politiques et des…environnementalistes qui ont parfois bien du mal à le suivre. Pourtant, les faits lui donnent souvent raison.»

Georgette Methens-Renard

http://www.eautarcie.com/Eautarcie/1.Introduction/A.Presentation_J.O..htm 

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Usage alimentaire et sanitaire de l'eau de pluie

http://users.swing.be/ecotopie/eaupluie.html 

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Installer une cuve de récupération des eaux de pluie

L'installation d'une cuve de récupération d'eaux de pluie est une alternative intéressante aux puits.

La qualité de l'eau de pluie issue d'une citerne est généralement plus sûre que celle provenant de la nappe phréatique sous votre logement. L'eau de pluie est idéale pour l'arrosage et plus encore ...

De plus l'installation d'une telle cuve est une opération « civique » dans la mesure où elle fera office de rétention d'eau pendant les gros orages et participera à la limitation des inondations.

Si les citernes d'eau de pluie sont devenues obligatoires pour les constructions neuves en Belgique, la technique est encore confidentielle en France ... il faut dire que cela représente un manque à gagner pour les agences de distribution de l'eau (qui sont des sociétés puissantes, devenues pour certaines des multinationales) ainsi que pour les sociétés de traitement de l'eau (qui sont souvent les mêmes).

http://www.ideesmaison.com/Installer-une-cuve-de-recuperation.html 

 

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