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 Récupération - recyclage du plastique

quel business plan ?

 

L’objectif principal est de donner une valeur aux déchets de telle manière qu’ils soient considérés par les habitants comme des ressources et non des nuisances.

Ardoise pour écolier, dalle de latrine, dalle de caniveau, pavage de sol, linteau de porte, mais bien plus, voir l'initiative en Inde ci-dessous.

http://www.aimf.asso.fr/images/ville/149_1.pdf 

 

Forum Grioo - Ville propore - Projets de recyclage - plastiques

http://www.grioo.com/blogs/malon/index.php/2010/03/27/3302 

 

Fabrication de pavés à partir des déchets de plastique et de sable :

 

Mali: Des pavés recyclés contre le fléau des déchets à Mopti

http://www.youtube.com/watch?v=5uxQen15qI0 

Mali : les sacs plastiques transformés en pavés urbains

Depuis des années, des tonnes de déchets plastiques s'entassent aux quatre coins de la ville de Mopti, au Mali. Une solution pour mettre fin à un tel fléau a été trouvée : le recyclage et la transformation de ces déchets en pavés urbains.

Mali : les déchets plastique recyclés en pavés urbain - Former des apprentis artisans à la technique de transformation des déchets plastiques en pavés ...

Video - La technique est simple, peu coûteuse et efficace. Le port du masque est obligatoire : il permet de se protéger des émanations toxiques. "On fait fondre ces déchets plastique dans la casserole", explique Mamadou Cissé, le responsable de l'usine de recyclage. "Ces déchets plastiques servent de pâte pour produire les pavés. On utilise aussi ces mêmes déchets plastiques pour le combustible. En gros, si on prend 20 kilos de plastique pour mettre dans la casserole, on récupère 5 kilos de plastique pour le combustible".

Financé par Trust Aga Khan 

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Le mélange des déchets de sacs plastiques , rapportés par les femmes et les enfants, avec du sable permet l'obtention d'une sorte de goudron qui sera versé encore chaud dans un moule spécial . Trust Aga Khan pour la Culture (AKTC) s'est inspiré d'une expérience qui a fait école au Niger et a collaboré avec l'ONG RESEDA afin de former des apprentis artisans à la technique de transformation des déchets plastiques en pavés urbains. Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés. ”La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés”.

http://matchafa.quebecblogue.com/category/ong-ngo/reseda/ 

 

Mali : les déchets plastique recyclés en pavés urbain - Former des apprentis artisans à la technique de transformation des déchets plastiques en pavés urbains.

http://tunisiawatch.rsfblog.org/archive/2008/09/03/mali-les-dechets-plastique-recycles-en-paves-urbain.html 

Vidéo transformation du plastique en pavés

http://y-voir-plus.ivoire-blog.com/archive/2008/09/03/la-loi-de-lavoisier-version-malienne.html 

Nettoyer Niamey, capitale du Niger, des milliers de sacs de plastique qui jalonnent ses rues… C'est ce que s'était donné comme défi le Réseau d'entreprises pour le développement de l'artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale du Niger, regroupant des entreprises et des ONG qui travaillent à l'élaboration de nouvelles technologies. En 2005, le Reseda a réussi à mettre au point une technologie permettant de transformer les sacs de plastique en pavés, pour bâtir les routes. Les pavés obtenues sont plus résistants et moins coûteux que les traditionnels pavés en ciment.

http://www.muvmedia.com/fr/reportage.php?rid=844 

 

CIPRE Centre International de promotion de la récupération

B.P. 14 180 Yaoundé Cameroun Tel: (237) 231 43 01

Siège social Yaoundé Email : ciprepropre@@@yahoo.fr

Reseda Technolgies Appropriées - Niger - Fabrication de pavés à partir de sable et de plastiques récupérés - brouette-poubelle - engin qui sert à fabriquer de l’eau de javel au moyen de l’électrolyse - des systèmes de puisage entre le système traditionnel et le système mécanisé, couronnes de poulies pour puits, systèmes de pompage solaire mobile, petites adductions d'eau solaire, séchoirs solaires - groupement d'entreprises, associations et ONG. SYRENE propose, dans le secteur rural, un habitat en adobe en dômes et voûtes - reseda.niger@@@ yahoo.fr -

 

RESEDA Niger - Technlogies Appropriées - bénéficie du soutien financier de l'Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et oeuvre pour la promotion de l'artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération

http://www.reseda-niger.net/ 

 

Autres productions d'objets à partir des résidus en plastique:

Bac à fleurs en plastique recyclé Bac Orangerie 5 modèles de forme carrée Lattes verticales 100% plastique recyclé

Lien

 

Ouagadougou - Une initiative pour débarrasser la ville de ses déchets plastiques, débouche sur le recyclage et la fabrication de 8.000 poubelles en plastiques remises à la mairie de Ouagadougou pour assainir la capitale du Burkina Faso - Les déchets plastiques, qui ont servi à fabriquer les 8.000 poubelles, ont été transformés en granulés grâce à une unité installée en 2001 par une organisation non gouvernementale (ONG) italienne -- l'Association internationale des volontaires laïcs (LVIA) -- et restituée à la mairie de Ouagadougou en 2006. - Les déchets plastiques constitués de sachets noirs et blancs, de polypropylène (le plastique dur, les anciens seaux, bouilloires, bassines), sont collectés auprès des populations à 50 francs CFA (environ 0,11 dollar) le kilogramme. La collecte est confiée à des femmes qui doivent fournir 150 à 170 kg de déchets par mois.

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=6545 

LVIA - Association Internationale des Volontaires Laïcs

http://www.lvia.it/ 

 

Destination Ouagadougou - Suite à une mission d’identification à Ouagadougou, IsF est entrée en contact avec une ONG suisso-burkinabé, le Centre Eco-logique Albert Schweitzer (CEAS), association gérant un atelier école d’agro-technologies dans la capitale burkinabé. Une équipe d’ISF ira sur place du 20 au 30 avril pour mettre en place un module de « gestion et revalorisation des déchets plastiques ». Les futurs formateurs burkinabés pourront à leur tour diffuser ces techniques simples et écologiques auprès des locaux. Source : www.auf.org

Séminaire du 7 novembre 2002 sur le recyclage des plastiques dans le cadre des projets de développement

http://www.isf-iai.be/ 

 

Transformer des sacs en plastique et le carton de récupération en plaques de parement au Brésil - Nous sommes envahis par les sacs en plastique. Nous en produisons chaque année plus d’un trillion. Ils finissent par polluer nos villes et nos campagnes, étouffer la faune sauvage, contaminer les océans et emplir les sites d’enfouissement des déchets. Et pourtant, Caroline Baillie les envisage comme un moyen de s’attaquer à la pauvreté. Professeur de génie des matériaux à l’Université de Queen’s, au Canada, elle est à l’origine de Waste for Life, un réseau de personnes qui s’attachent à chercher des solutions bénéfiques à l’environnement et susceptibles de responsabiliser les populations. Elle souhaite utiliser les sacs en plastique usagés pour créer des matériaux composites. « Ce sont des matériaux beaucoup plus intéressants qu’il n’y paraît », explique Caroline qui est basée à Buenos Aires, en Argentine. « La fibre de verre est un composite, tout comme la fibre de carbone utilisée pour fabriquer des motos et des avions. Mais nous sommes en train de nous concentrer sur les plastiques renforcés. » L’idée qui consiste à renforcer les plastiques avec des fibres comme le jute, le lin et l’agave n’est pas nouvelle, mais l’approche novatrice de Waste for Life consiste à associer la technique, l’environnement et la justice sociale. Au Canada, dans le laboratoire de Waste for Life, les ingénieurs sont en train de mettre au point des presses à chaud, bon marché et fonctionnant sans produits chimiques, qui permettront de transformer les sacs en plastique et le carton de récupération en plaques de parement pour les plafonds. Utilisant à peu près la même quantité d’électricité qu’un fer à repasser, la presse sera facile à manipuler et peu coûteuse à reproduire.

http://wasteforlife.org/ 

 

Cours de transformation de boîtes de conserve (canette) fabriquer une lampe électrique avec 4 boîtes artisanat facile et peu coûteuse pour des cadeaux 

Etape 1: http://www.youtube.com/watch?v=Fb2cXDA5aQ0 

Etape 2: http://www.youtube.com/watch?v=CaYnLYamUpU 

 

Transformer les boîtes de conserves en objets décoratifs et utilitaires, chaises miniatures, lampion, lampe électriques, murale miroir, horloge...

http://www.youtube.com/watch?v=w856u3xPGPc 

Présentation du métier de récupérateur, par Jacques BAKI (spécialiste de la récup' "capsules") et de Mamadou NGOM (doyen de la récup' "canettes et conserves")

http://www.youtube.com/watch?v=mhDUEm9pZJo 

 

Proplast, Thiès - Une entreprise portée par des femmes - Le centre de traitement de déchets plastiques Proplast, à Thiès (Sénégal), a résolu, en partie, les problèmes de la ville en matière d’insalubrité. L’entreprise est gérée par des femmes qui permettent à d’autres de s’assumer en collectant les résidus plastiques jetés au hasard des rues. Proplast a participé à la première édition du concours Harubuntu, vitrine des potentiels africains. L’idée de départ est simple : en finir avec l’insalubrité dans la ville de Thiès. En 1997, elle est avancée par l’ONG italienne Lvia (Association internationale des volontaires laïcs). Dix ans plus tard, le centre de traitement des déchets plasitques Proplast est une entreprise qui a une véritable fonction sociale. Depuis sa mise en service en 1998 dans le quartier de Silmang, plus de 300 tonnes de déchets plastiques ont été recyclés et à compter de cette année, Proplast prévoit d’en recycler 150 tonnes par an. Chaque mois, l’entreprise produit 15 tonnes de plastique recyclé qui est revendu aux industriels de la région. Le centre de traitement de Thiès est géré par le groupement des femmes de Laak Jom, 16 femmes salariées, âgées de 22 à 70 ans. Les ramasseurs peuvent gagner « 4 000, 6 000, ou 14 000 FCFA par jour, ça dépend. Le kilo de déchets plastiques est acheté à 40 F CFA », explique Germaine Faye. Ce revenu permet notamment aux femmes de subvenir à leurs besoins et à ceux de la famille, « de payer les frais de scolarité ». Plus de 200 familles profitent indirectement de ce ramassage.

http://www.afrik.com/article15478.html 

http://www.grioo.com/blogs/malon/index.php/2010/03/27/3302 

 

La fondation Veolia soutient le Samu Social à Dakar Un centre d'accueil adapté aux besoins des enfants des rues de Dakar - Pour permettre à des enfants aux trajectoires très dures de se reconstruire, le Samusocial Sénégal construit un centre d'accueil et d'hébergement à Dakar. Un nouvel édifice pour lutter contre le fléau des enfants laissés à l'abandon.

http://www.fondation.veolia.com/fr/actions/projets-soutenus/9SD1150,samu-social-senegal.aspx 

 

Burkina  déchets plastiques - Deux associations burkinabès, Pengdwendé et l’Association pour l’innovation et la recherche technologique appropriée en environnement, ont décidé de mener la guerre aux déchets plastiques. 

Elles ont mis en place un système de recyclage qui permettra aux femmes de transformer ces polluants pour en faire des objets utilitaires.

 

Autodidacte originaire du Burkina Faso, Philippe Yoda a eu l'initiative de faire des recherches sur la gestion des déchets, et plus précisément des sachets en matière plastique. Il est le fondateur de l'Association pour l'Innovation et la Recherche Technologique Appropriée en Environnement (AIRTAE) dont un des objectifs est la vulgarisation du procédé qu'il a conçu et qui donne une seconde vie au plastique. Ce procédé a d'ailleurs été breveté à l'OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle).

http://www.kumatoo.com/french/philippe_yoda.html 

 

Burkina Faso : recycler le plastique pour protéger l’environnement et enrichir les femmes

Les associations Pengdwendé et AIRTAE espèrent bientôt mettre en place des unités de production

http://www.afrik.com/article8273.html 

 

Récup Bidons - Yandiswa Mazwane, est la co-fondatrice de l’ILITHALOMSA CRAFT PROJECT. Elle a réuni un groupe de femmes issues des townships d’Ocean View et Masiphumelele (Péninsule du Cap) en Afrique du Sud. Un projet créateur d'emplois dans lequel Yandiswa et l’ensemble de ces femmes s’ingénient à donner une nouvelle vie aux déchets plastiques.
http://www.flickr.com/photos/tendances-deco-design/3400639603/
Yandiswa Mazwane-Ilitha Lomsa-A New Dawn -A Film By: Siobhan Hodgson - 8:16
https://www.youtube.com/watch?v=kQmtlYak7qk
Un animal totem fabriqué avec des bidons de lessive par Yandiswa Mazwane. Tout y est : les oreilles, les yeux, les cornes… Cette artiste, originaire d’Afrique du Sud, a fondé en 2004, « Ilithalomsa Craft Project » : un groupe de femmes issues des townships, qui créent avec elle des objets à la fois ludiques, décoratifs ou fonctionnels, à partir d’emballages en plastique récupérés.
http://www.flickriver.com/photos/tags/ilithalomsa/interesting/

Des artistes qui s'occupent de recyclage
http://www.allee-du-recyclage.fr/allee-du-recyclage-les-artistes.html
Allée du recyclage une réalisation éphémère
https://www.youtube.com/watch?v=09YMDGOd-qQ#t=10

 

Débat sur la récup des plastiques

http://www.grioo.com/blogs/malon/index.php/2010/03/27/3302 

 

Pengdwendé et l’Association pour l’innovation et la recherche technologique appropriée en environnement ont décidé de mener la guerre aux déchets plastiques. Ces deux associations burkinabès ont mis en place un système de recyclage qui permettra aux femmes de transformer ces polluants pour en faire des objets utilitaires. Objets qui seront ensuite vendus au profit des créatrices.

Donner une deuxième vie au plastique usagé. C’est le pari que ce sont fixées deux associations burkinabès : Pengdwendé (APW) et l’Association pour l’innovation et la recherche technologique appropriée en environnement (AIRTAE). Leur objectif est écologique, puisqu’il s’agit de débarrasser le Burkina Faso des déchets plastiques qui traînent et représentent une menace pour l’environnement. Mais l’initiative a aussi une dimension socio-économique, car l’AIRTAE offre une formation aux femmes pour qu’elles puissent recycler la matière polluante afin d’en faire des objets utilitaires longue durée.

 

« J’ai eu l’initiative de recycler du plastique en faisant des recherches sur la gestion des déchets, surtout des sachets noirs. Je me disais qu’il fallait en faire des objets qui durent en les recyclant pour qu’ils ne soient pas jetés une nouvelle fois. Mais pour que cela soit faisable, il était indispensable de trouver comment mélanger les différents plastiques. J’ai trouvé un système qui a été breveté, et pour lequel j’ai déjà reçu huit médailles d’or. Il permet au plastique de remplacer le bois ou le ciment, qui souffrent du passage du temps », explique Philippe Yoda, coordinateur de l’AIRTAE et président de l’Association des inventeurs du Burkina. La recette est réservée aux collaborateurs de son réseau, qui, une fois formée la diffuseront à leur tour. Une façon de ne pas laisser « les grands industriels » profiter de sa découverte, tout en recentrant sa trouvaille sur le développement communautaire.

 

Enseigner les propriétés du plastique pour mieux le travailler

L’inventeur explique avoir été « l’un des premiers » à avoir exposé ses œuvres en plastique recyclé au Sénégal, où il n’y avait « principalement que des tricotages (articles tricotés avec de la « fibre » plastique, ndlr). C’est en 2003 qu’il a commencé à former des femmes burkinabès à l’art de façonner le plastique. « C’était à Saaba, une ville à 10 km environ de Ouagadougou. Cette initiative a été menée grâce au ministère de l’Environnement et plus précisément du Secrétaire permanent de la Convention nationale du développement durable, et de l’association, belge Wallonie-Bruxelles », poursuit l’inventeur, qui ne veut pas cacher sa recette miracle pour une action plus salutaire sur l’environnement.

 

Le destin, fortement aidé par l’association belge Autre Terre, l’a rapproché de l’APW, et de sa présidente Georgette Koala. C’est elle qui lui a envoyé les femmes à former, lors d’une première session, en août 2004. Elles étaient 18 dans les locaux de l’AIRTAE, en périphérie de Ouagadougou, la capitale. Elles ont appris à connaître le plastique, à le collecter, le trier, le laver, à savoir quel plastique utiliser pour construire tel ou tel objet et comment se protéger lors de la conception. Le 7 avril dernier, le binôme APW-AIRTAE a ouvert une nouvelle session de trente jours avec ce même groupe de femmes. « Cette année, la formation est axée sur la transformation du plastique en produits. A la fin de la session, elles pourront vendre ce qu’elles ont produit », précise la présidente de l’APW.

 

Des masques et une cheminée pour capter les émanations

Les futurs produits à vendre seront des animaux tricotés, des sacs, des tables basses, des pots de fleurs, des bancs, des tabourets... ou encore des bordures de jardin, des carreaux ou des pavés. « L’avantage des pavés en plastique, c’est que, contrairement au ciment, ils n’emmagasinent pas la chaleur pour la libérer une fois la nuit tombée. Par ailleurs, ils ne s’abîment pas et sont bien moins chers que ce qui constitue habituellement les pavés », souligne Philippe Yoda.

 

Autre terre donne des « per diem » (indemnités, ndlr) de 1 500 FCFA par jour aux femmes pour qu’elles puissent manger le midi et payer leur transport, certaines habitant loin. L’association belge permet aussi aux « étudiantes » de travailler le plastique dans des conditions sécurisées. « Elle nous fournit des blouses, des bottes et des gants. (Pour les émanations, ndlr) Elle a offert des masques et j’ai créé une cheminée qui capte les gaz. Ainsi, les gens sont protégés, mais aussi la couche d’ozone », souligne Philippe Yoda. « Les femmes seront également vaccinées contre le tétanos, car elles sont exposées à la maladie en fouillant dans les poubelles pour trouver le plastique », ajoute Georgette Koala.

 

Prévision d’usines de transformation de plastique

Au sortir de cette deuxième session de formation, les femmes pourront exercer leur activité et seront aptes à en former d’autres à l’intérieur du pays, mais aussi à l’extérieur. Une priorité pour l’APW et de l’AIRTAE. « Nous avons misé sur les femmes, car elles sont les premières touchées par la pauvreté. Elles ont aussi beaucoup plus de problèmes que les hommes », estime Georgette Koala. Les femmes, en première ligne, mais pas seulement. En plus des 18 apprenties, une autre femme suit la formation afin d’éduquer à l’art du plastique des sourds-muets, « qui peinent beaucoup à s’insérer », poursuit Georgette Koala.

 

L’APW et l’AIRTAE ne comptent pas arrêter leurs projets là. Le duo espère recevoir une aide financière du gouvernement, séduit par l’initiative, pour emménager dans le centre de Ouagadougou : les locaux de l’AIRTAE où se déroulent les cours ne sont actuellement pas alimentés en électricité ou en eau potable. Le groupe, qui fonctionne artisanalement, a aussi pour ambition de s’étoffer au niveau matériel et de mettre en place, d’ici 2008 des usines de transformation du plastique. Outre les différents secteurs de la capitale, des zones sont d’ores et déjà ciblées : Ouahigouya, Signaré, Koudougou et Kenkodogo.

 

Conserve India - La récupération des plastiques en Inde -  Un bon business Plan basé sur la récupération - une petite ONG indienne, Conserve, récupère les sacs plastique qui jonchent les trottoirs de New Delhi pour en faire... des accessoires de mode destinés aux pays occidentaux. Sacs à main, ceintures, classeurs, portefeuilles et même, depuis peu, bijoux et chaussures, les collections sorties des poubelles de la capitale indienne atterrissent en effet dans les boutiques chic de Londres, Amsterdam, Milan ou Madrid, où certains sacs se vendent jusqu'à 80 euros. Une initiative non seulement écologique mais aussi créatrice d'emplois : entre la collecte, le tri, la production et le contrôle de qualité, le projet emploie en permanence 300 personnes. 

Born of a desire to reduce India's rubbish mountain, improve energy efficiency, and help some of Delhi's poorest out of the city's slums, Conserve India achieves all this by turning plastic bags into high fashion. By buying a Conserve bag, belt, wallet, shoe, or necklace, you not only get to be a trend setter with a beautiful, funky piece of high fashion - you will also be helping some of India's poorest people and its environment. 

 http://www.conserveindia.org/ 

 

Procédé CONSERVE - Fondé en 1998, Conserve comptait au départ ne s'occuper que des questions de collecte de déchets et de récupération d'énergie. «Mais nous nous sommes rendu compte que la plus grosse pollution provenait du plastique, or aucune ONG ne travaillait sur ce problème», résume la fondatrice, Anita Ahuja. Coup de chance, son mari, Shalabh, est ingénieur. Dans son petit laboratoire, à la maison, il expérimente pour voir s'il y a moyen de réutiliser les sacs plastique usagés. C'est finalement une stagiaire britannique, Bishee Wallace, qui, en 2003, trouve le procédé le plus efficace : une machine capable de transformer les détritus en feuilles colorées facilement malléables, sans avoir à ajouter de colorants. Une amie styliste se propose alors de fabriquer quelques sacs à main. Le résultat est immédiat : «L'idée de départ était surtout de montrer aux autorités municipales qu'il était possible de réutiliser le plastique, mais dès que nous avons présenté nos produits dans un salon professionnel, nous avons récupéré pour 35.000 euros de commandes !», se souvient Anita Ahuja. L'an dernier, Conserve a ainsi vendu pour plus de 100.000 euros de marchandises. Une fois les frais de fonctionnement payés, les bénéfices ont servi à ouvrir une école dans l'un des centres de tri, situé dans un bidonville, spécialisé dans le recyclage en lisière de la capitale. Avec seulement dix kilos de plastique récoltés chaque jour et une capacité de production d'environ 4 000 sacs par mois, la dimension de l'opération reste modeste. 

Vu la matière première, le potentiel est pourtant énorme : peuplée de quinze millions d'habitants, New Delhi rejette chaque jour 7 000 tonnes de déchets, dont 10 à 15 % de matière plastique. Sans compter la possibilité d'étendre le projet aux autres villes du pays. Conserve a d'ailleurs déjà été approché par des géants comme Ikea, Habitat et Benetton, séduits tant par le produit que par le procédé. L'ONG a malheureusement dû décliner : «Ils demandent des centaines de milliers de pièces, ce qui est impossible vu nos moyens de production artisanaux», explique Shalabh Ahuja.

 

Plutôt que de monter une usine, ce qui est interdit pour une ONG, Conserve traite en effet avec des particuliers qui travaillent chez eux. «Nous avons deux ambitions : éliminer le plastique et aider les plus pauvres, explique Anita Ahuja. Nous travaillons donc avec les éboueurs, mais cela rend une production centralisée impossible, car ils ne travaillent qu'à l'échelle de leur quartier.» En l'absence d'un ramassage public des ordures, en Inde, ce sont en effet des civils qui collectent et trient tout ce qui peut être recyclé, avant de revendre aux grossistes. Problème : ces éboueurs amateurs délaissent souvent le plastique du fait qu'il faut des centaines de sacs pour obtenir un kilo payé seulement 4 roupies (0,07 euro). Pour les convaincre, Conserve rachète donc le produit quatre fois plus cher, une fois trié et lavé. Et les donne ensuite aux familles qui ont été équipées des fameuses machines à recycler. Les familles revendent alors les feuilles en plastique aux fabricants. «Le gros problème, c'est de retrouver à chaque fois les mêmes couleurs, les clients étrangers sont très exigeants», explique Anita Ahuja.

 

Accessoires. Jusqu'ici, toute la production est en effet destinée à l'export. «Les Indiens trouvent le processus ingénieux, mais ils ont tendance à penser que le produit est sale puisque la matière première est ramassée dans les rues.» Les Occidentaux, eux, adorent. «La réaction est toujours très favorable, tant sur le produit que sur l'histoire qu'il y a derrière», affirme ainsi David Friedlander, un distributeur français de papeterie et accessoires pour artistes, qui ne vend que les feuilles brutes. «C'est un modèle efficace pour lutter contre la pollution et la pauvreté tout en faisant des affaires.» Loin du commerce équitable, les clients étrangers multiplient en effet par cinq ou dix le prix des produits Conserve une fois qu'ils sont en magasin, comme avec leurs autres fournisseurs. «Les clients font certes leur marge, concède Shalabh Ahuja, mais le fait est que leurs commandes permettent d'éliminer un détritus encombrant, de créer des emplois pour les plus démunis et de lever des fonds pour des projets sociaux, le tout à partir de rien.» Avec les bénéfices de cette année, Conserve espère avoir assez pour ouvrir un centre de formation aux métiers de la mode. «Les éboueurs deviendront stylistes», prévoit déjà Anita Ahuja.

 

 

 

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