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14-01-2026

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Vivre en couple, mais chacun chez soi

 

(Dessin Thierry Jollet )

Comment puis-je aller vers l'autre s'il est toujours c t de moi ? Il faut un chemin pour aller vers lui. Comment puis-je le d sirer avec fougue si le quotidien tue cette aspiration le retrouver ou l'attente de sa venue, le besoin de ses caresses, l'envie de jouer avec lui ? Comment puis-je retrouver ce que j'aime en lui si le manque n'est pas, parfois, en moi ? (Marie) - Le manque est-il n cessaire l'amour? Comme ne pas consid rer l'autre comme acquis et cultiver son jardin secret? Vivre en couple, pour quoi faire ?: Entre les d fenseurs du "chacun chez soi" et ceux qui ne r vent que d'un doux foyer commun, le torchon br le ! Mais vivre ensemble, est-ce la d cision indispensable une vraie relation de couple, ou au contraire, un v ritable "tue-l'amour" ?

 

Pr s de quatre millions de Fran ais s'aiment sans partager le m me toit. 62 % des couples non cohabitants indiquent que ce sont les circonstances qui les contraignent vivre s par ment (essentiellement des motifs professionnels), 20 %, qu'ils ont choisi ensemble ce mode de vie, et 16 %, que c'est une d cision prise par l'un des partenaires.

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, ou encore Fran oise Hardy et Jacques Dutronc avaient adopt ce mode de vie.

 

En couple... chacun chez soi - octobre 2020 - Ils s aiment, mais ils ont d cid de ne pas vivre sous le m me toit. Ce nouveau type de relation distance favorise-t-il l amour durable ? Pour le sociologue Serge Chaumier, auteur de L'Amour fissionnel, le nouvel art d'aimer (Fayard), cet amour fissionnel [par opposition fusionnel , ndlr] est caract ris par la possibilit d une vie s par e : le couple se m nage, m me sur un mode mineur, le droit de ne plus tre en couple . Ce mode de vie en coh rence avec l poque r pond aux valeurs individualistes et l injonction sociale sois libre et sois toi . Aujourd hui, nul n a envie de sacrifier son moi, son panouissement personnel sur l autel du couple , confirme Ghislaine Paris, m decin sexologue, psychosomaticienne et auteure de Faire l'amour, pour viter la guerre dans le couple (Albin Michel)
https://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/

 

Couple : nous vivons s par ment
Ils sont en couple mais ils ont d cid d'habiter s par ment. Chacun chez soi. On les appelle les couples non-cohabitants. Rencontre avec des amoureux qui choisissent de se s parer pour mieux s aimer. La plupart du temps, ils ne le vivent pas comme une souffrance, mais comme une respiration. Une opportunit de se redonner de l'ind pendance, de s'affirmer sans l'autre . Fini le temps des couples qui faisaient tout ensemble, o le je de chacun s'effa ait devant le nous conjugal. Place ceux qui font le pari de se s parer pour mieux se retrouver.

http://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Au-quotidien/Articles-et-Dossiers/Couple-nous-vivons-separement

 

Une vie deux, chacun chez soi: Pour durer, certains couples vitent la cohabitation

L Ined distingue ceux qui ne vivent pas ensemble parce qu ils ne se sentent pas pr ts et ceux qui font ce choix pour garder leur ind pendance . Ceux qui ne se sentent pas pr ts se s parent en moyenne apr s trois ans Mais ceux qui d clarent ne pas cohabiter pour garder leur ind pendance restent ensemble en moyenne six ans et demi et une petite moiti des plus de 50 ans s aiment depuis plus de dix ans. Pas mal pour des couples qui ont juste besoin de leur cl pour retourner chez eux. Surtout si l on compare ces chiffres avec ceux de l Insee sur les mariages : 44 % se soldent par un divorce.
http://www.cles.com/enquetes/article/une-vie-deux-chacun-chez-soi

 

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LE MONDE | 06.04.10 |

Ils sont appel s VCCS (couple "vivant chacun chez soi") par les Qu b cois, LAT (living apart together) ("vivre ensemble s par ment"), par les Anglo-Saxons. En France, l'Institut national d' tudes d mographiques (INED) a choisi de les baptiser CNC, pour "couple non cohabitant".

 

Ce sont autant de sigles qui r sument une seule et m me forme de conjugalit , moins marginale qu'elle n'y para t. Car si Jacques Dutronc et Fran oise Hardy avaient tonn dans les ann es 1970 en adoptant le mode de vie "ensemble mais pas sous le m me toit", le c l bre couple a depuis fait des mules.

 

Dans son rapport, "Portrait de familles", publi le 15 janvier, l'INED affirme que pr s de 8 % des 18 ans 79 ans, soit 3,8 millions de Fran ais, vivent en couple, mais distance. Une situation qui, selon les auteurs de l' tude, demeure avant tout subie.

 

Environ 60 % des couples non cohabitants seraient ainsi loign s de leur moiti sans qu'ils l'aient choisi, le plus souvent cause de contraintes professionnelles. "Franchement, je ne vois aucun avantage cette situation !", explique Rozenn Dromiou. En septembre 2009, cette institutrice lilloise avait t mut e Rennes, laissant, regret, son conjoint et ses enfants dans le nord de la France. "C'est compliqu financi rement avec deux loyers payer et mes allers-retours entre les deux villes. C'est aussi difficile g rer avec mes enfants et mon conjoint, puisque nous sommes trop peu de temps ensemble, explique-t-elle. Mais a doit tre une p riode de transition avant que mon conjoint soit, lui aussi, mut en Bretagne."

 

M me passag re, cette p riode de non-cohabitation peut s'av rer p rilleuse. Apr s vingt-sept ans de vie commune, Colette Podevin et son conjoint avaient d cid , en 2002, de vivre sous des toits diff rents. L'aventure a dur sept ans et s'est achev e fin 2009. "On avait tous les deux besoin d'ind pendance, de ne plus empi ter sur le territoire de l'autre. En ayant chacun un appartement dans des villes diff rentes, il y avait moins de contrainte dans notre vie de couple. Mais cette situation ne doit pas trop durer... Soit le couple reprend une vie commune, soit la relation se termine", affirme-t-elle.

 

La "vie deux" et en toute ind pendance de domicile pourrait donc, dans certains cas, tre un rem de aux couples en crise ? Ce point de vue est partag par Bernard Geberowicz, psychiatre et th rapeute familial : "Choisir de ne plus partager son logement, c'est un moyen de se s parer sans se s parer, d' viter la gestion et l' rosion du quotidien, quitte aller vers l'illusion. Mais c'est une situation qui est rarement viable long terme pour des couples qui ont d j v cu ensemble. Cela peut davantage l' tre pour des jeunes ou des unions de deux divorc s qui d cident la base de vivre avec cette ind pendance."

 

C'est d'ailleurs dans ces deux derni res cat gories de couples que le pourcentage de non-cohabitants est le plus lev . Pr s de 28 % des 18 ans 25 ans ont ainsi adopt cette forme de conjugalit plurielle qui leur permet de r aliser une transition confortable entre le cocon familial et la vie d'adulte. Mais la cat gorie ayant connu l' volution la plus sensible est celle des personnes divorc es qui, pour 17 % d'entre elles, ont choisi de ne plus faire domicile commun dans le cas d'une nouvelle relation de couple.

 

Si la pr sence d'enfants, dont on veut prot ger la stabilit , peut tre un facteur justifiant que l'on s'oppose ce choix, les privil ges de l'ind pendance sont, d'un autre c t , primordiaux. "C'est difficile d'avoir un nouveau domicile commun apr s avoir repris une vie de c libataire", avoue Madeleine. Cette femme divorc e, qui requiert l'anonymat, s'est remise en couple depuis vingt ans, mais sans adresse commune. "A l'origine de ce choix, il y a peut- tre aussi une peur de l' chec. On ne veut pas r p ter les m mes erreurs. Mais au bout du compte, m me s'il est difficile de laisser autant de libert son partenaire, on a les avantages du couple sans les inconv nients. On vit chacun de son c t tout en sachant qu'on peut compter sur l'autre", estime Madeleine qui, comme son conjoint, vit en Seine-et-Marne.

Pour autant, le mod le conjugal L Ined distingue ceux qui ne vivent pas ensemble parce qu ils ne se sentent pas pr ts et ceux qui font ce choix pour garder leur ind pendance . Ceux qui ne se sentent pas pr ts se s parent en moyenne apr s trois ans Mais ceux qui d clarent ne pas cohabiter pour garder leur ind pendance restent ensemble en moyenne six ans et demi et une petite moiti des plus de 50 ans s aiment depuis plus de dix ans. Pas mal pour des couples qui ont juste besoin de leur cl pour retourner chez eux. Surtout si l on compare ces chiffres avec ceux de l Insee sur les mariages : 44 % se soldent par un divorce.
http://www.cles.com/enquetes/article/une-vie-deux-chacun-chez-soi

 

Catherine Villeneuve-Gokalp, sociod mographe l'INED, avait t , en 1985, la premi re experte tudier ce mode de vie en couple lors d'une enqu te qui avait abouti des r sultats sensiblement similaires : "Je ne crois pas que le ph nom ne va s'accro tre. Avoir deux logements co te trop cher aujourd'hui, explique-t-elle. Et il est rare de voir des couples qui veulent avoir un enfant ne pas souhaiter vivre ensemble."

"Portrait de familles", sous la direction d'Arnaud R gnier-Loilier (INED, 2010, 555 p. 29 ).

Yann Sternis

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La vie de couple, oui mais chacun chez soi !

Source

Les recompositions de familles entra nent de nouvelles vies deux, mais pas forc ment ensemble tout le temps ! (Dessin Thierry Jollet )

 

Est-ce la forme supr me du romantisme ? Est-ce de l' go sme ? La formule s duit des milliers d'hommes et de femmes qui, disent-ils, l'ont choisie comme une nouvelle fa on d'aimer. Ils ne veulent plus du couple traditionnel, ils refusent la routine du quotidien, ils pr f rent attendre que leurs enfants aient grandi avant de revivre avec quelqu'un. Ou encore, de nouveau c libataires qui, apr s une rupture ou un deuil, d sirent pr server leur ind pendance toute neuve. Pour le sociologue Serge Chaumier (1), cet amour fissionnel [par opposition " fusionnel ", ndlr] est caract ris par la possibilit d'une vie s par e : le couple se m nage, m me sur un mode mineur, le droit de ne plus tre en couple . Ce mode de vie en coh rence avec l' poque r pond aux valeurs individualistes et l'injonction sociale sois libre et sois toi . Aujourd'hui, nul n'a envie de sacrifier son moi, son panouissement personnel sur l'autel du couple , confirme Ghislaine Paris, m decin sexologue et psychosomaticienne (2).

 

Excellent pour activer le d sir

Vivre alternativement avec et sans l'autre semble garantir individualit et affirmation de soi. Un moyen de se r aliser, si essentiel, remarque la psychanalyste Sophie Cadalen (3) : Une vie de couple se d roule d'autant mieux que chacun des conjoints a la possibilit d'avoir son propre espace psychique. Habiter des lieux diff rents peut justement permettre de mieux pr server celui-ci. Le simple fait de se demander quand et chez qui ils vont se retrouver suffit cr er une dynamique rotique. L'intermittence permet aussi de se consacrer pleinement l'autre. La relation est d pollu e des contraintes domestiques, mat rielles ou familiales. La distance adoucit le retour sur terre , pass la phase passionnelle des d buts.

 

La non-cohabitation vite que la familiarit nuise la relation amoureuse et sexuelle, ajoute Ghislaine Paris. L'absence de l'autre, le manque favorisent l'imaginaire, l ment fondamental pour nourrir le d sir. Le chacun-chez-soi peut aussi permettre de vivre sans trop se sentir tiraill entre son r le de parent et sa vie d'amant. Distinguer le projet conjugal du projet familial revient cajoler un amour qui ne regarde que soi , explique la psychanalyste Sophie Cadalen. On peut tr s bien avoir prouv une rupture, n' tre bless de rien et choisir ce mode de vie, pr cise-t-elle. Vivre ensemble ne s'impose peut- tre pas, car il y a une phase de conqu te, d'autonomie vivre, avant de se r engager ensuite, mais d'une autre mani re. Cette forme de conjugalit est alors une tape et non une fin en soi.

Finalement, le pi ge de cette relation est ne pas tre dans la rencontre de l'autre et le d passement de soi, tomber dans le travers de l'hyperindividualisme , pointe Ghislaine Paris.

 

D licat pour les projets communs

Si certains couples chouent s'aimer chacun chez soi, c'est souvent que le jeu tait, inconsciemment ou non, fauss d s le d part : l'un des deux tait moins partant que l'autre ou avait peur de s'engager, ou compensait l' chec d'une relation fusionnelle ant rieure (4).

(1) L'Amour fissionnel, le nouvel art d'aimer (Fayard, 2004). (2.) Faire l'amour, pour viter la guerre dans le couple (Albin Michel, 2010). (3) Inventer son couple, pr server son d sir au quotidien (Eyrolles, 2006). (4) Lire Ni seul ni en couple. Les relations amoureuses non cohabitantes , Portraits de familles, collectif dirig par Arnaud R gnier Loilier (Ined, 2010).

Pr s de quatre millions de Fran ais s'aiment sans partager le m me toit. 62 % des couples non cohabitants indiquent que ce sont les circonstances qui les contraignent vivre s par ment (essentiellement des motifs professionnels), 20 %, qu'ils ont choisi ensemble ce mode de vie, et 16 %, que c'est une d cision prise par l'un des partenaires.

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S'aimer chacun sous son toit

Par Claudine H bert

Source

https://www.lebelage.ca/sante-et-mieux-etre/mieux-etre/saimer-chacun-sous-son-toit?page=all

 

Il y a des couples pour qui il n'a jamais t question de vivre sous le m me toit. Petit trait de l amour distance.

Madeleine et Dominique se jurent fid lit depuis bient t 25 ans. Le couple ne s est jamais querell , voire m me boud , au cours de toutes ces ann es. Tout un exploit une poque o s parations et divorces sont monnaie courante! Leur recette? Elle diff re totalement de celle des couples traditionnels: les deux tourtereaux vivent chacun de leur c t , Madeleine Saint-Jovite, Dominique au c ur du plateau Mont-Royal.

 

Depuis leur coup de foudre dans une brasserie de Saint-Jovite, Madeleine et Dominique n ont jamais cess de se fr quenter, sans toutefois partager la m me r sidence. Ils se voient presque toutes les fins de semaine, quelquefois en semaine. En fait, ils acceptent de se c toyer au quotidien seulement lorsqu ils partent deux ou trois semaines en vacances pendant l t .

Une formule un peu sp ciale, direz-vous, mais qui fait dr lement leur affaire! Quand j ai fait la connaissance de Dominique, j tais veuve, m re de 4 enfants (9, 14, 15 et 17 ans) encore aux tudes et j enseignais dans une cole primaire. Dominique, s par , p re d un enfant, tait policier la Ville de Montr al. Aucun de nous ne voulait quitter son emploi et encore moins former une famille recompos e , raconte Madeleine qui n a jamais regrett cet amour deux adresses.

 

Relations en parall le

Cette d cision de ne pas m ler les deux familles vaut peut- tre ce couple d tre encore ensemble. C est du moins ce que soutiennent les psychologues qui assistent, depuis l clatement des familles, une progression constante du nombre de relations voluant en parall le. La famille reconstitu e s av re une situation extr mement difficile vivre pour les deux conjoints. Et davantage pour les enfants ! D o le fait que de plus en plus d hommes et de femmes s par s optent pour une deuxi me relation sans r sidence commune. Je le constate r guli rement aupr s de mes clients , soutient la psychologue Fran oise Nicolas qui conna t justement tr s bien la musique, vivant elle-m me ce type de relation depuis plus de 15 ans.

Elle reconna t que d avoir gard sa famille (deux enfants) et celle de son conjoint (quatre enfants) chacune sous leur toit respectif a contribu au succ s de sa deuxi me vie de couple. M me si nous ne vivons pas c te c te, notre relation ressemble celle des autres couples. On fait des activit s ensemble les week-ends; les soirs de semaine, nous allons au th tre, au cin ma, diff rents spectacles. En plus de nous aimer, on est devenus les deux plus grands amis du monde , relate la sp cialiste convaincue des vertus de l amour distance.

 

videmment, vivre chacun sous son toit exige une certaine adaptation. Madeleine se souvient d avoir ressenti quelques appr hensions au cours des premi res ann es de sa relation avec Dominique. Vivre en tant s par s demande beaucoup de confiance mutuelle. Au d but, j tais inqui te, m avoue-t-elle. Dominique a toujours t un tr s bel homme qui pla t norm ment aux femmes. Mais le temps m a d montr qu il s agissait d un type honn te et tr s respectueux envers notre relation.

 

En effet, garder chacun son toit ne veut pas dire tre infid le ! Il faut n anmoins tre capable de clarifier d s le d part ses valeurs, d afficher une transparence, une ouverture envers l autre , conseille la psychologue Micheline Dub qui voit de plus en plus de baby-boomers adopter ce mode de vie. Ce sont souvent des gens qui ont v cu un chec amoureux tr s difficile la suite d un premier mariage. Certains y ont m me laiss bien des plumes Maintenant qu ils vivent seuls, plus question d endurer ce qu ils ont v cu pendant de longues ann es ! Chacun veut garder son territoire ch rement acquis , poursuit Micheline Dub qui se demande m me si ces couples sans domicile commun n ont pas justement trouv la solution gagnante.

 

ce sujet, m me Madeleine, qui a v cu de dures preuves la mort de son poux, avoue s tre panouie davantage en redevenant c libataire . Comme plusieurs femmes, j ai longtemps agi en fonction de mon mari. Quand je me suis retrouv e veuve 35 ans, j ai d prendre confiance en moi. J ai commenc pratiquer plein d activit s : ski de fond, ski alpin, golf, v lo Je fais aussi partie d une chorale. Des activit s auxquelles mon conjoint actuel, Dominique, ne souhaite pas participer de fa on r guli re. Et puisque je ne veux pas non plus lui imposer les activit s qui me lient ma famille, il vaut mieux vivre chacun de son c t , ajoute la pimpante grand-m re qui trouve pleinement son compte au sein de cette vie autonome.

 

Le prix payer

Cette ind pendance, toutefois, a un prix. Aux yeux de la psychologue Julie Pelletier, l amour en parall le demeure un luxe que ne peut pas s offrir qui veut. Pour profiter des avantages d une relation chacun-sous-son-toit, les deux partenaires doivent avant tout b n ficier d une solide autonomie financi re. C est en double, en effet, que l on paie alors l hypoth que ou le loyer, les d penses reli es l automobile, les factures d lectricit , de t l phone, de c ble... Des d penses individuelles qui peuvent facilement atteindre plus de 15 000 $ par ann e.

Un sacrifice que les principaux int ress s acceptent d embl e afin d entretenir la flamme amoureuse et d viter les pi ges du quotidien. Les jeunes couples de 20 ans ont encore l illusion de la relation parfaite. 50 ans, on n a pas n cessairement envie de recommencer ce qui n a pas fonctionn une premi re fois. Et, il faut l avouer, tout le monde vieillit. Certains conjoints h sitent s embarquer de nouveau dans la vie de couple par crainte que l autre se retrouve gravement malade , explique Julie Pelletier.

 

Quoi qu il en soit, les disciples de l amour distance ne ferment pas pour autant jamais la porte une possible union commune. Parlez-en justement Pauline et H bert, qui se sont rencontr s pour la premi re fois Tremblant il y a cinq ans. Pendant toutes ces ann es, la coiffeuse de Boucherville et le retrait de l industrie de la pulpe, qui habitait Papineauville, ont franchi des centaines de kilom tres pour se c toyer pendant les fins de semaine. Les rendez-vous galants de ce couple passionn de golf ont eu lieu de nombreuses reprises sur les plus beaux parcours de la province.

 

Mais aujourd hui, fini les appels interurbains et les longs d placements ! Non seulement le divorc endurci a-t-il d m nag chez sa belle en novembre 2004, mais le couple emm nageait, un an plus tard, dans un tout nouveau nid Saint-Colomban, dans les Laurentides. Divorc e de son premier mariage et veuve de son second, Pauline a d cid de faire le saut une troisi me fois. J ai toujours cru la vie de couple. Mais si j avais emm nag avec H bert d s la premi re ann e, nous ne serions probablement plus ensemble. Nos personnalit s taient, et le sont encore, tr s diff rentes; ces ann es de fr quentation nous ont aid s mieux nous apprivoiser. Et en vieillissant, on constate que l on n a plus les m mes attentes qu 30 ans. On recherche dor navant un compagnon de vie. Et je crois bien l avoir trouvé…»

 

Une tendance loin d tre marginale

Pendant des ann es, voire des si cles, les normes sociales imposaient qu un couple devait se marier et vivre sous le m me toit. Aujourd hui, non seulement le mariage n est plus obligatoire, mais de plus en plus de couples vivent chacun sous leur toit.

Selon une enqu te sociale g n rale men e en 2001, plus de 1 Canadien sur 12, soit 8 % de la population au pays, vit une relation de couple chacun chez soi. Cette tendance s observe davantage chez les jeunes dans la vingtaine (56 %), mais compte de plus en plus d adeptes chez les 30 ans et plus, voire m me les 50 ans et plus, groupe d ge parmi lequel on d nombre tout pr s de 265 000 personnes ayant adopt ce type de relation amoureuse distance.

 

Cette tendance du sans domicile commun n tonne gu re Andr Turmel, sociologue de la famille et de l enfance l Universit Laval. Le concept de la famille subit des changements complets et radicaux depuis les 40 derni res ann es. Les relations chacun chez soi qui mergent depuis une vingtaine d ann es en constituent une manifestation. Les femmes travaillent autant que les hommes, les familles sont reconstitu es et l individualisme entre dans nos foyers. Bref, la table est mise pour ce type de relation qui n a rien de marginal. Au contraire !

 

En fait, cette tendance semble d ranger beaucoup plus les autres que ceux et celles qui l ont adopt e. Plusieurs couples sans domicile commun viennent r guli rement me consulter. Non pas parce qu ils prouvent des difficult s dans leur nouvelle vie amoureuse, mais parce que leur entourage consid re que vivre chacun chez soi n est pas normal. Du coup, ces couples, qui vivent pourtant une saine relation, finissent par se demander si, effectivement, il n y a pas un probl me ! , raconte la psychologue Andr e Matteau qui rappelle qu un couple vivant chacun chez soi d roge aux r gles culturelles, notre histoire conformiste relevant du syst me patriarcal. Mais ce couple ne fait que s adapter la r alit d aujourd hui

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Les nouveaux couples - Ensemble, mais autonomes

Par Huret Marie et Remy Jacqueline, publi le 16/03/2000

Et si la vie deux ne devait pas tre que concessions? Les duos modernes acceptent de tout partager, mais ils sont nombreux vouloir que chacun ait sa part d'autonomie. Fid les, oui, mais d'abord soi

 

Source: http://www.lexpress.fr/informations/ensemble-mais-autonomes_637086.html#gBedIjeT2vZqIe0B.99

 

Comment aimer l'autre quand l' poque invite au culte de l'ego? Comment construire deux quand on est somm , d'abord, de se d velopper soi-m me? Comment s'oublier dans des bras conjugaux quand on vous serine qu'il faut avoir "le courage d' tre soi" (titre du best-seller de Jacques Salom , aux ditions du Reli )? Ballott d'obsession narcissique en obligation h doniste, entre la phobie collective de toute d pendance et l'incitation se mettre en couple n'importe quel prix - mari , concubin ou pacs - l'individu contemporain est soumis une double injonction: vivre deux tout en restant soi-m me. Dans un essai passionnant - Libres ensemble (Nathan) - qui sort en librairie ces jours-ci, le sociologue Fran ois de Singly raconte comment "le paradoxe de l'individualisme contemporain conduit les adultes r ver d'une vie qui autorise tre ensemble tout en permettant chacun d' tre seul, s'il le veut". Autrement dit, les aventuriers de la conjugalit moderne se contorsionnent pour vivre deux, mais chacun pour soi.

 

Concr tement, de fa on plus ou moins consciente et d lib r e, les nouveaux couples s'emploient donc mener une sorte de double vie: "Il ne s'agit pas de vivre avec deux personnes la fois, pr cise Fran ois de Singly, mais de vivre avec une seule personne deux vies, l'une ensemble, l'autre en solo." En clair, cultiver ses go ts propres, pr server son espace, sortir ventuellement sans son conjoint, voir seul ses amis et sa famille. Parvenir conjuguer deux espoirs contradictoires: partager sans se dissoudre, s'am nager une bulle dans le cocon conjugal. Mari s depuis cinq ans, Murielle, 26 ans, architecte, et Pascal, 32 ans, musicien, passent pratiquement toutes leurs soir es chacun de leur c t : "Lorsque nous nous sommes connus, nous avions l'un et l'autre notre propre vie professionnelle, nos hobbys, nos activit s, raconte Murielle. Il n' tait pas question de sacrifier quoi que ce soit, sous pr texte que nous nous mettions ensemble." Seule contrainte: "Nous prenons le repas de midi ensemble et nous essayons de r server les dimanches apr s-midi pour les visites nos familles."

 

La peur du couple cannibale

L'id al du couple romantique fusionnel est toujours inscrit dans nos g nes culturels, mais il est battu en br che par l'exigence contemporaine d'autonomie, affirme le sociologue Serge Chaumier (La D liaison amoureuse, Armand Colin). "On observe aujourd'hui, explique-t-il, un glissement du couple fusionnel vers une autre forme de relation: le couple ?fissionnel?. Karine, 27 ans, iconographe, et Didier, 28 ans, informaticien, se sont mari s en 1996, apr s six ans de vie commune. Ils ont deux enfants, de 3 mois et de 2 ans et demi. Ce qui ne les emp che pas de faire activit s s par es. Pas par principe, plut t par pragmatisme: "Didier est un ours, moi, j'adore bouger." Elle fait de la danse folklorique, lui, du judo. Il passe un temps fou sur ses trois ordinateurs, qui la font p rir d'ennui. "J'ai besoin de sortir, tu ne dois pas m'en emp cher", avait-elle pr venu son futur mari. "S'il m'avait r pondu que a l'emb tait, je ne suis pas s re qu'on aurait construit quelque chose ensemble."

 

Les nouveaux couples ne m gotent pas avec leurs principes. Arrim s leur libert individuelle - h rit e de la g n ration de leurs parents et rebaptis e "autonomie" - ils refusent de transiger sur l'essentiel: le couple ne doit pas leur couper les ailes, le couple ne doit pas les touffer, le couple doit leur servir de tremplin. "Nous avons gard nos personnalit s, c te c te, explique Murielle. Nous ne sommes pas une seule entit ." Thomas, 36 ans, banquier, a tr s vite mis en garde sa compagne: "Nous sommes trop coll s. Si, un jour, l'autre n'est plus l , il ne faut pas que tout s'effondre." Peut- tre parce que cette g n ration a v cu des relations plut t fusionnelles avec ses propres parents, elle craint de se perdre dans un couple trop serr , trop repli sur son bonheur. Kathia, 24 ans, employ e de banque, raconte comment elle et S bastien, expert-comptable, ont commis l'erreur de se scotcher, au d but: "On faisait tout ensemble. J'allais la piscine, il venait avec moi. Je sortais en discoth que, il m'accompagnait. On ne se quittait pas, et cela tuait notre couple petit feu..." Ils ont d cid de s'inscrire un club de sport, et ne s'y rendent jamais ensemble: "Vendredi, je voulais aller en bo te, pas lui. J'y suis all e seule, avec mes copains. Lui, de son c t , s'est mis voir des coll gues de bureau que je ne connais pas. Au d but, cela m'a vex e. Maintenant, j'accepte."

 

Pourquoi vivre deux si l'on doit sans cesse v rifier que l'on existe bien tout seul? Depuis un an, par exemple, Nadine, 38 ans, infirmi re, et Alain, 35 ans, juriste, semblent passer leur temps viter de se marcher sur les pieds. "Il faut que chacun conserve un espace de libert , sinon nous pourrions nous forcer faire semblant d'appr cier des activit s qui nous d plaisent, pour tre agr able l'autre, dit Alain. C'est la voie royale vers le vieux couple aigri." Et il ajoute: "Ne faire qu'un, tout partager, c'est un mythe qui ne peut durer que pendant quelques mois. Si j'aime Nadine, c'est parce que nous avons des passions communes, mais aussi parce qu'elle a une personnalit propre, diff rente de la mienne." Au-del de la peur du couple cannibale, les adeptes du s paratisme conjugal caressent l'id e qu'ils sont plus respectueux l'un de l'autre, et sans doute plus galitaires.

 

L'Histoire ne leur donne pas tort. "L'illusion romantique tentait de faire croire que le couple trouverait ainsi un unique projet commun, affirme Serge Chaumier. En r alit , l'un des deux imposait l'autre ses vues." Le couple traditionnel - soi et sa "moiti " - a longtemps t r gi par le Code Napol on. Introduit en France en 1792, le mariage civil est alors d fini comme un contrat indissoluble. Le divorce est aboli en 1816 (il sera r tabli en 1884). "La femme mari e, juridiquement incapable, est soumise la puissance maritale, raconte la sociologue Ir ne Th ry. La vocation premi re de la femme la maternit transforme le contrat en institution." Il faudra un si cle et demi pour que le carcan craque. Dans les ann es 70, l'effritement de l'influence de l'Eglise, l'acc s massif des femmes l'ind pendance financi re, le divorce par consentement mutuel, la ma trise de la f condit , la d p nalisation de l'adult re mettent mal l'ordre moral et familial. "L'histoire du couple a cess d'aller de soi", note Ir ne Th ry. Et l'on se dirige vers des unions de moins en moins institutionnelles et de plus en plus contractuelles: chacun des couples de se couler dans la formule qui lui convient le mieux: union libre, Pacs ou mariage. "Il est devenu impossible d'accepter le sacrifice de l'un des partenaires", souligne Serge Chaumier. La nouvelle id ologie du couple s'arc-boute sur deux principes d sormais sacr s: galit et libre choix. Avant de soutenir le Pacs, la garde des Sceaux a exalt au S nat la n cessit de laisser la "volont de libert individuelle une place essentielle dans l'organisation du couple".

 

"Le couple n'est plus une fin en soi, il devient un moyen," explique Fran ois de Singly. Un moyen qui doit rester souple, et r vocable. D'o l'accroissement du nombre des divorces. Et l'augmentation du sentiment d'ins curit . Les amoureux d'aujourd'hui comptent, et se muent en arbitres tatillons d s que l'un empi te sur le territoire ou la libert de l'autre. Ne pas se laisser "bouffer", surtout, ne pas se laisser tyranniser. En cas de doute, courage, fuyons! Dans leur joli livre quatre mains, L'Amour expliqu nos enfants (Seuil), Nicole Bacharan et Dominique Simonnet invoquent leur mani re ce nouveau principe de pr caution: "Dans une histoire qui commence, il faut veiller ne pas tre ?poss d ? et pr server son sens critique et sa libert ." Plus loin, ils conseillent: "Quittez ceux qui vous font souffrir ou qui vous trahissent plut t que de chercher les excuser. Voici l'essentiel: soyez fid les vous-m me!"

 

Fid le soi-m me?

Facile dire quand on a envie de sombrer dans le corps de l'autre. Fid le soi-m me, mais qui? Faute de cadre impos , les Fran ais doivent se d brouiller avec leurs contradictions. Selon un sondage r alis par l'Ifop pour le groupe Emap, 78% d'entre eux pensent que la vie de couple suppose de "tout partager", et 73% que "c'est accepter que chacun ait une vie autonome". Comment trancher? Au th tre de l'Atelier, Paris, dans R sonances, la pi ce de Katherine Burger mise en sc ne par Irina Brook, deux femmes et deux hommes tournent autour de l'id e de couple comme des chats autour d'une assiette de lait empoisonn e: "Je ne me sens pas pr t, je ne suis tout simplement pas pr t", g mit l'un. Et l'autre de soupirer: "Je n'ai pas envie d' tre prise au pi ge de ce truc." Un autre s' crie: "Je l'aime. Elle m'aime. L'amour ne r sout pas tout." Et le dernier conclut gravement: "A un moment ou un autre, il faut s'engager." Bien vu.

 

Comme, d sormais, on refuse les fatalit s tristes des liens subis, il faut aussi savoir se d sengager. Th rapeute de couple, Monique Dupr la Tour explique: "Ce qui a chang , c'est l'incapacit tre autonome. Avant, les structures sociales donnaient chacun des places diff rentes. Maintenant, chacun est oblig d'inventer son r le, sans r f rence, et c'est angoissant. D'o le besoin de mat rialiser des espaces de libert ." 80% des femmes de 25 49 ans travaillent. Et d sormais, elles jouent jeu gal dans le couple. Les r les semblent interchangeables. Et la fusion para t dangereuse. Les tabous se sont invers s. "Cela fait trente ans que j' coute les couples, raconte Jean-Georges Lemaire, conseiller conjugal, auteur des Mots du couple, (Payot). Le d sir d'autonomie a toujours exist . Seulement avant, on n'osait pas en parler. C' tait consid r comme une menace pour le couple. Maintenant, c'est devenu une condition de survie, et l'id al de l'amour fusion, hier pr n , est au contraire suspect."

 

Donc, on est devenu raisonnable. "La vie maritale n'est plus du tout le paradis r v des hommes et des femmes, admet le psychiatre Alberto Eiguer. On s'observe, on essaie de bien se conna tre, on cohabite un peu, on passe des preuves ensemble." On vite de se parasiter mutuellement, de s'entre-d vorer. "Les individus donnent beaucoup au cours de leurs premi res exp riences de couple, puis, s'ils ont t chaud s, plus rien, affirme le psychiatre Robert Neuburger, qui pr pare un essai sur Les Territoires de l'intime (Odile Jacob). En th rapie, je vois des couples recompos s. Chacun des deux a tendance garder son territoire, chacun a peur de donner plus que l'autre. Ce sont des couples l' conomie." O l'on n gocie dur. a passe, ou a casse.

 

"La tentation de la vie en solo est le sympt me de ce d sir croissant d'ind pendance, explique le sociologue Jean-Claude Kaufmann (auteur de La Femme seule et le prince charmant, Nathan). Seul, on peut prendre son petit d jeuner au lit, en se goinfrant de biscuits, sans subir le regard de l'autre. Personne pour vous remettre sur les rails. Ces sacrifices, on les accepte de moins en moins au sein du couple." Pourtant, m me si les jeunes tardent se mettre en couple et si les unions sont d cim es par le divorce, la vie en solo est rarement choisie. Certains pl biscitent le living apart together - ensemble mais chacun chez soi. La formule ne pla t qu' 16% des couples d butants. 2% seulement s'ent tent - un couple cohabitant n'a besoin que de 1,5 fois le revenu d'un c libataire pour atteindre son niveau de vie - et encore, dans deux tiers des cas, explique la d mographe Catherine Villeneuve, ils n'ont pas le choix. "Quand on veut fonder une famille, dit-elle, on habite ensemble." La plupart des Fran ais pr f rent un seul toit, mais chacun son travail (60% selon le sondage Ifop-Emap). 46% assurent qu'il est indispensable, pour vivre heureux en couple, d'avoir des loisirs en partie s par s, 27%, des comptes s par s, et 40%, une pi ce soi.

 

Savoir qui contr le la t l commande

Pourquoi vivre ensemble, donc? "Un individu est rassur quand le monde dans lequel il vit lui para t vident, mais aussi quand un proche lui affirme qu'il existe en tant qu'individu unique", crit Fran ois de Singly. Les hommes ont, plus que les femmes, tendance se d finir comme des individus seuls, l'int rieur du couple. Les femmes manient plus volontiers le "nous", h ritage d'une maternelle " thique de la sollicitude", selon la psychologue Carol Gilligan. Les hommes pensent que leur pr sence la maison est suffisante comme preuve de leur engagement personnel. Ils acceptent pourtant des compromis. Bien oblig s.

 

Dans la vie quotidienne, il s'agit de "se socialiser par frottement", comme dit Fran ois de Singly: outre la vaisselle pas faite, l' ponge qui tra ne, et l'ego qui d borde dans la salle de bains, les petits conflits qui minent les couples les plus blind s surgissent, par exemple, sur trois sujets types. 1. La musique. Tous les matins, la musique de Pierre vient rappeler Isabelle qu'elle vit avec quelqu'un, alors qu'elle voudrait bien tre seule, avec sa radio. Quand l' quipe conjugale se r unit, on trouve un compromis: "J' coute la musique que j'aime quand l'autre n'est pas l ." Autre solution, le casque. Attention: trop le mettre, on peut signifier qu'on pr f rerait tre seul. 2. La t l vision. Le droit d' tre soi-m me ou l'envie de se soumettre. Tout le probl me est de savoir qui contr le la t l commande. Un chercheur de l'Oregon a d termin que c' tait l'homme, g n ralement. En France, a d pend du barom tre conjugal. Mais les hommes qui travaillent regardent plus la t l que les femmes qui travaillent. Pendant ce temps, elles balaient. Les hommes consacrent trois fois moins de temps aux corv es m nag res. 3. Le t l phone: l'intrusion d'un tiers dans le couple, la vraie trahison conjugale de la fin du XXe si cle. Maintenant, gr ce au portable, on peut se voler du temps mutuellement et en m me temps. D'ailleurs, la publicit pour le mobile mise sur l'ambivalence conjugale, en pr tendant "r concilier l' go sme et la solidarit , le droit au nomadisme et le devoir de rester en contact, a expliqu dans un colloque Sonia Branca, professeur de linguistique. Le t l phone devient un objet tr s ambigu qui valorise la fois le lien et l'absence".

 

Interrog s sur l'int r t de vivre deux, la plupart des gens r pondent: "Pour tre ensemble." L' quipe dirig e par Fran ois de Singly a demand une cinquantaine de jeunes couples de d crire leur appartement et de noter sur un carnet le d tail de leurs activit s du week-end. R sultat: ces couples ont d couvert qu'ils ne faisaient pas grand-chose ensemble - hors les repas et regarder la t l - et plut t moins qu'avant de cohabiter. Tout se passe comme si on n'avait pas besoin de sceller par des activit s le bien- tre conjugal. On se sent ensemble parce qu'on se croise, on se fr le, on se sourit, on se dit: " a va?" Quand les horaires s'emm lent, on se met des Post-it et, maintenant, des mails. Ce qu'Erving Goffman nomme des "rituels de ratification", qui confirment que la relation tient, que chacun a du plaisir rencontrer l'autre. "La vie deux autorise des activit s s par es condition de continuer rendre hommage la communaut , insiste Fran ois de Singly. Il faut montrer qu'on est seul-avec."

 

Et cultiver son jardin secret. Le mythe post-68 de la transparence commence tre sap par celui de l'autonomie. Les nouveaux codes conjugaux autorisent qu'on ne se dise pas tout. Quitte prendre le risque d'une infid lit cel e. Mais la fid lit est plus que jamais pl biscit e, puisqu'on vit en couple pour se rassurer narcissiquement. Pourtant, les Fran ais sont indulgents avec l'adult re: 42% pensent qu'on peut aimer deux personnes la fois; 65% pr f rent ne pas savoir que leur conjoint les trompe. Entre le secret et la transparence, entre l'authenticit et l'ind pendance, l'affirmation de soi et le respect d'autrui "tout est devenu une question de dosage", affirme Fran ois de Singly. L'Am ricain John Gottman, qui tudie dans son "Love Lab" (laboratoire de l'amour) des milliers de couples depuis vingt ans, conclut dans Les couples heureux ont leurs secrets (Latt s): "La vie deux est comme une danse. Parfois, on a envie de se rapprocher de l' tre aim , parfois de prendre ses distances et de retrouver son autonomie."

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Les notions de territoire et de fronti re

Chez toi, chez moi, chez nous

 

Les probl mes que l on aura toute notre vie peuvent tre v cus de 3 mani res, soit :

dans l humour, dans l acceptation, ou dans la r signation. Les probl mes non trait s peuvent g n rer des crises../.. Si la fronti re est floue, alors l autre peut en profiter pour utiliser l espace de l autre. L autre consent et s aveugle lui m me. Cela g n re syst matiquement des r actions violentes.

http://www.mon-couple-heureux.com/creer-un-couple-durable-2/

 

Dans un couple, il est important de d finir les notions de territoire, et notamment :

- quel est le territoire commun ?

- quels sont les territoires personnels de chacun ?

Car il est important de se retrouver dans un lieu de partage et aussi d'avoir un espace de libert qui peut tre une maison enti re, ou seulement un bureau particulier, ou encore une armoire, voire simplement un tiroir rien qu' soi, ou un sac main.

L'essentiel est d'avoir un espace personnel qui sera respect par l'autre.

De la m me fa on, il n'est pas utile de tout partager et bien des conflits pourraient trouver des solutions simples si chaque partenaire se responsabilisait quant au mat riel qu'il utilise.

Nous prendrons le simple exemple du tube de dentifrice que l'un respecte, l'autre non, oubliant de le refermer ou le tordant n'importe comment. Pourquoi ne pas avoir chacun son tube ?

L 'intimit aussi r clame d' tre diversifi e :

- une intimit commune, partag e, avec des projets communs, des temps ensemble, des r alisations deux

- et aussi une intimit personnelle, avec des temps pour soi, des projets ou des loisirs individuels.

Et l encore, le partenaire aura respecter mon intimit

Le 1 + 1 = 1 conduit tr s souvent une position DOMINANT - DOMINE qui ne nous semble pas panouissante.

Une guerre des territoires g n re des tensions. Il est important de se pr server un espace soi : avoir son meuble de rangement, son tiroir, son ordinateur (ou au moins sa session), son v lo, son bureau, Sur tous ces terrains, vous tes le ma tre, c est vous qui d cidez. C est votre espace. Il faut cependant savoir le partager de temps en temps.

http://www.deviendragrand.fr/2012/03/organiser-quotidien-couple/

 

La phase des territoires : de un trois/cinq ans de vie commune

Chaque partenaire trouve sa place et tablit un espace qui lui est propre. Cette r partition des territoires concerne autant l espace g ographique du couple (telle place table, tel c t du lit, l emplacement des effets personnels) que le fonctionnement quotidien avec la r partition des r les (qui sort les poubelles ?) et aussi le domaine psychologique, affectif, l acceptation des id es du conjoint, la vie relationnelle (les relations la belle-famille, aux amis, qui dit non l ext rieur, qui pose les limites).

Pour avoir conscience d tre, il faut un autre qui s opposer. L autre nous r v le nous-m mes. Si l autre est identique nous, si nos personnalit s sont dissoutes dans un nous indiff renci , nous ne faisons que nous regarder dans un miroir, sans pouvoir nous construire. Toute opposition, toute diff renciation permet la fois de nous reconna tre dans l autre car il est un tre humain comme nous, et de nous identifier aussi comme absolument diff rent, distinct.

http://www.relation-aide.com/dos_description.php?id=101&cat=3

Laissez-lui un espace "toutfou", Ne jouez pas les donneuses de le on !

Lui faire la le on ne sert rien et risque de l infantiliser. Si vous vous collez illico dans le r le de sa m re, il risque de se buter davantage

http://www.aufeminin.com/relations/relation-couple-homme-immature-d4998c116933.html

 

Histoire de la chambre coucher .... des typologies tr s diff rentes d'un pays l'autre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chambre_%C3%A0_coucher

L'habitat face aux volutions des modes de vie en Europe Lien

 

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LECTURES

 

Territoires de l'intime, d. Odile Jacob, 2000, 237 p., 20 euros. Robert Neuburger, psychiatre et th rapeute de couple Une grande partie de notre existence est consacr e acqu rir une intimit , puis la d fendre ou au contraire la partager. Mais qu est-ce que l intimit ? Comment l adolescent conquiert-il son espace propre ? Comment, plus tard, tisse-t-on une intimit au sein du couple, puis de la famille, tout en pr servant son territoire personnel ? Voil qui devrait permettre chacun de mieux comprendre les bases m mes de l identit , mais aussi des liens conjugaux et familiaux. Robert Neuburger est psychiatre, psychanalyste, th rapeute de couple et de famille Paris. Il forme et supervise des th rapeutes tant en France qu l tranger. Il est notamment l auteur du Mythe familial et de Nouveaux Couples.

http://www.odilejacob.fr/catalogue/psychologie/psychologie-generale/territoires-de-lintime_9782738108340.php

 

"Libres ensemble, l'individualisme dans la vie commune" de Fran ois de Singly, Editions Nathan, 21,19 EURuros.

 

Cr er un couple durable - 5 notions cl s du bonheur deux   2011 - 18

de Anne Sauz de-Lagarde (Auteur), Jean-Paul Sauz de (Auteur) - Loin de st r otypes inefficaces (type Mars et V nus), l ouvrage, crit par deux th rapeutes de couples, exp riment s, offre aux hommes et aux femmes un guide qui leur permet de trouver les cl s personnalis es de leur vie deux. Chaque couple tant diff rent, ce guide leur montre comment inventer leur propre couple sur de solides fondements psychologiques en apportant aux couples cinq notions cl s conna tre pour r ussir la vie deux : la notion de hi rarchie et les jeux de pouvoirs ; la notion de territoire et de fronti re ; la notion de distance et diff renciation ; la notion d engagement et ses diverses formes ; l impact du changement et des blessures existentielles. Chaque couple peut ainsi trouver sa propre lecture pour traverser les crises, rebondir et durer.

 

L'architecture sexu e - Equivalence et sym trie Par FLORENCE MARCHAL, architecte 2006

http://www.globenet.org/archives/web/2006/www.globenet.org/horizon-local/shelter/archisex.html

 

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.... trouver un cadre appropri ?

 

Habitat participatif, cohousing, covillage ...

 

Site du R seau de l Habitat Group est un site Collaboratif, anim par des B n voles au service d un "Vivre et Habiter Ensemble Autrement"

http://www.habitatgroupe.org/

Et si on vivait ensemble chacun chez soi ? L habitat participatif est une r ponse cet oxymore. Il permet de r duire les co ts, s entraider, construire une bulle de bienveillance pour se sentir en paix.

http://www.essonne.fr/fileadmin/cadre_vie/habitat/P-GREBOVAL-habitat-participatif.pdf

 

... ou encore :

 

Conjoints et enfants dans deux appartements dans le m me immeuble (Canada)

Les familles recompos es tentent toutes sortes de mod les d habitation. Plut t que de vivre dans la m me maison, une formule semble gagner du terrain: les nouveaux conjoints ach tent ou louent deux appartement communicants -ou pas- mais dans le m me b timent. Chacun son condo et les vaches seront bien gard es, comme on dit .

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Pour vivre heureux, vivons s par s !
octobre 2011


D COHABITATION Longtemps, les normes sociales et culturelles ont impos aux couples mari s de vivre sous le m me toit. Aujourd hui, le nombre de couples non-cohabitants progresse. Invoqu e comme une alternative la rupture d finitive ou l rosion des sentiments, cette formule a ses avantages et ses inconv nients. Par Nadia Hathroubi-Safsaf

Qu est-ce que Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, Fran oise Hardy et Jacques Dutronc ou encore Monica Bellucci et Vincent Cassel ont en commun ? Tous ces couples mythiques ont fait le choix de ne pas vivre sous le m me toit et peuvent se targuer d une long vit amoureuse faire p lir d envie les milliers de couples qui divorcent chaque ann e 127 000 en 2009, d apr s l Institut national d tudes d mographiques (Ined).

Pour Nabila, cette formule am liorerait long terme sa vie de couple. On ne se verrait que pour les bons moments et on viterait ainsi les engueulades li es aux t ches m nag res, aux courses et aux papiers administratifs. Mari e depuis six ans et m re d un enfant, elle a longuement r fl chi cette id e. Traiteur-restauratrice, elle travaille beaucoup pour mettre flot sa petite entreprise, une implication qui agace son mari qui lui reproche de n gliger sa famille, et surtout les t ches m nag res. Car monsieur est plut t du genre maniaque, s agace la jeune femme. Nos points de friction sont essentiellement li s notre rapport la propret , l hygi ne. Autant avec mon quipe, je suis intraitable et pointilleuse l -dessus, autant la maison, je me laisse porter. Je range quand a devient impossible. Je ne me sens pas une me de Bree Van de Kamp (arch type de la parfaite ma tresse de maison dans la s rie Desperate Housewives, ndlr).

 

Eviter la rupture

Elle peine pour le moment convaincre son poux r ticent. C est plus le qu en-dira-t-on qui le g ne et la r action de sa famille. La mienne est beaucoup plus tol rante, en ce sens que mes parents ne s immiscent jamais dans ma vie de couple et qu il ne leur viendrait pas l esprit de me sermonner ou de me faire entendre raison. Ce qui est le cas de belle-maman , analyse Nabila.

Une solution que rejette en bloc son mari : C est peut- tre une mani re d viter la rupture pour certains couples, mais je ne pense pas qu on en soit l . Effectivement, Nabila et moi, nous ne sommes pas d accord sur certaines choses, mais de l vivre s par s Je la trouve excessive ! Pour moi, lorsqu on aime vraiment une personne, on a envie de tout partager avec elle : les bons comme les mauvais moments. Se r veiller le matin l un contre l autre, se raconter notre journ e, se remonter le moral et s engueuler. Les disputes et les r conciliations pimentent la vie de couple. Je n aime rien tant que les retrouvailles sur l oreiller !

Pour Nabila, qui ne doute pas de convaincre son mari, l obstacle majeur reste l argent. Il faut avoir des moyens financiers fixes et confortables pour tenter ce mode de vie. Car vivre de cette mani re, c est deux factures EDF, deux taxes d habitation, deux redevances t l , deux assurances , num re-t-elle d pit e.

 

Une maison jumelle

Un probl me qu lude Samir, en couple mais pas press d emm nager avec sa belle. C est mon r ve. J ai r fl chi toutes les combinaisons possibles : une maison jumelle avec deux entr es, deux appartements et, au milieu, une ouverture sur l autre appartement. Si on le souhaite, on peut fermer la porte et vivre chacun chez soi ou, au contraire, ouvrir. Ou alors une maison coup e en trois : deux entr es s par es, une partie commune, et chacun garde une ou plusieurs pi ces pour son usage personnel. Il n en reste pas moins qu il ne s agit que d une seule maison, donc on ne cumule pas les factures EDF, etc. On vit ensemble, mais s par ment , r sume-t-il.

 

En mode petits copains

Pourtant derri re ce tableau idyllique , se cache une r alit plus complexe. Il y a un c t Vivons ensemble , c est l aspect positif, et un autre, Vivons chacun de notre c t , qui ne l est pas, explique Dounia. Dans les faits, les occasions de se retrouver sont beaucoup plus rares qu on ne l imagine. Il y a toutes les soir es durant lesquelles on reste au bureau pour rattraper le retard accumul et tenir les d lais. Les weekends o il faut voir sa propre famille, les amis qu on n a pas en commun. Tout cela est source de tensions : ainsi, on est jaloux quand l autre est difficile joindre. Je pense qu on a tendance id aliser ce type de relation. Et comme il n existe pas de statistiques comme pour le divorce, on n a pas le taux d chec qui permettrait de comparer.

Je n ai pas vraiment eu le choix, explique Saadia. Quand Imed m a dit qu il ne se voyait pas retenter une vie de couple apr s son mariage et le divorce sanglant qui a suivi, le ciel m est tomb sur la t te ! Je ne me voyais pas expliquer mes parents qu on est ensemble, mais qu on ne veut pas vivre ensemble. Quel est l int r t de se marier ? C est comme si on tait toujours en mode petits copains . Malgr elle, la jeune femme tr s amoureuse va c der. Je suis dans une situation complexe. Mes parents pensent qu il est en d placement pour son boulot, alors qu en fait, il ne vit pas avec moi. Il a des affaires chez moi pour les soirs o il reste dormir, mais c est tout. Mon mari est assez contradictoire, car il a quand m me tenu ce qu on fasse un mariage religieux pour officialiser. Mais il a peur de s engager en vivant au quotidien avec moi. Il dit que c est pour nous pr server de la routine, mais je ne pense pas que ce soit la v rit ! Je crois qu il a besoin de ce danger que cr e l loignement, cela nous oblige nous s duire nouveau tre sur le qui-vive. Ce que je voudrais qu il comprenne, c est qu il y a aussi le risque qu on s loigne pour de bon.

 

Gagner en qualit

Pas avec toi, mais pas sans toi. C est ce qui r sume le mieux l histoire passionnelle de Samia et Majid. Avec Majid, nous sommes fusionnels. On se comprend d un regard, on manie le m me genre d humour, on peut sortir les m mes vannes sans se consulter. On est vraiment tr s complices et a frappe toujours les gens, qui nous le disent tr s souvent. Et pourtant, on n arrive pas vivre ensemble. C est Beyrouth la maison et ce d s le matin. Le pire, c est que c est propos de tout et de rien : du caf pas pr t, de la salle de bains. Je pense qu en fait, le probl me vient du fait qu on se ressemble trop. On a rompu de nombreuses reprises mais, chaque fois, on n a pas tenu longtemps loin de l autre. Nos familles se sont habitu es nos va-et-vient. Du coup, on n tait plus du tout cr dibles , raconte la jeune femme.

Pour sauver leur couple, ils d cident donc de louer un studio proche du domicile conjugal qu occupent toujours Samia et leur fils Noam. La meilleure solution qu on ait trouv e. On est ensemble trois ou quatre soirs par semaine, on partage des moments plus apais s. Noam n est pas frustr , parce qu on a gagn en qualit . Il y a beaucoup moins de disputes. De temps en temps, il reste dormir et on savoure le fait de se r veiller ensemble. La situation dure depuis quelques mois et, on ne s est jamais aussi bien entendu.

 

Les couples turbo

Ce n est pas toujours pour viter l usure des sentiments que certaines personnes ne vivent pas ensemble. La mobilit des salari s, la mont e du ch mage, les d localisations ont donn naissance une nouvelle sorte de couple : les couples turbo , qui se retrouvent le week-end ! Fini le temps o l pouse sacrifiait sa carri re, son travail pour suivre son poux l autre bout de la France : on vit dans deux appartements s par s dans deux r gions diff rentes.

Alors, minoritaires ces nouveaux couples ? Non, d apr s l enqu te Portraits de famille publi e par l Ined en 2011. On y apprend qu en France, 8 % de la population d clare tre en couple sans vivre sous le m me toit, soit presque 4 millions de personnes ! Et 40 % d entre eux l ont fait par choix !

Source: http://www.lecourrierdelatlas.com/Societe/Pour-vivre-heureux-vivons-separes.html

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Jean-Paul Sartre disait : L important n est pas ce qu on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-m me de ce qu on a fait de nous.

 

Vivre chaque jour en puisant le meilleur: des petits bonheurs au grand bonheur, il n'y a qu'un pas: le tout c'est de le franchir!

 

Il est difficile de trouver le bonheur en nous, mais impossible de le trouver ailleurs. [Chamfort]

 

Pour r ussir dans la vie ? optez pour l'attitude du canard ! Prenez un air compl tement indiff rent en surface et p dalez comme un furieux en dessous !!!

Le corps et l esprit, contrairement la pile Wonder, s usent . quand on ne s en sert pas !

( un site m dical)

 

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