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18-12-2014  

Squat politique à Montréal

 

Traduction libre par Mélanie Robert de l'article de Jaggi Singh intitulé
MONTREAL SQUAT ENTERS THIRD NIGHT ...

Troisième nuit pour le squat politique à Montréal

Depuis vendredi soir dernier, un bâtiment historique abandonné est squatté par des centaines d’activistes combattant la pauvreté et la diminution de logements sociaux. Il est devenu une ruche grouillante d'activités pendant que s’ouvre sa troisième nuit. Dimanche soir, il y avait tout au plus 75 personnes sur le site, situé à quelques coins de rue des grands hôtels et des tours à bureau de Montréal, et pas trop loin du centre Molson.

Les squatters, qui ont indiqués sans équivoque qu’ils resteront pour une longue période, ont tranquillement transformé, ce que certains principaux médias ont appelé un ancien manoir abandonné depuis plus de 10 ans.

[ Cet immeuble, qui a survécu à un projet de démolition vers la fin des années ’80, est la maison familiale de Louis H. Lafontaine, un avocat et politicien d’avant la Confédération. L’emplacement de la rue Overdale est en elle-même un site symbolique de la lutte pour le logement social puisqu’il a galvanisé plusieurs activistes et organisateurs locaux à l’époque. Plus d'informations sur la Bataille d'Overdale (1987-89) seront bientôt publiées.]

Les trois planchers du bâtiment squatté, ainsi que le sous-sol, ont été nettoyés et revendiqués par des douzaines de personnes qui dorment là chaque nuit. Un générateur, donné pour la semaine par un groupe d'étudiants du quartier, fournit l'électricité, alors que plusieurs meubles ont été placés à l’intérieur. La façade de l’immeuble a été transformée en un mélange coloré de graffitis, d’images et de slogans, tandis que le toit est constamment surveillé par les squatters. Une échelle artisanale faite office de cage d’escalier entre les planchers.

Les drapeaux et slogans écrits et fixés à l’immeuble squatté sont explicites. On peut sur la grande bannière suspendue au sommet du bâtiment : « Ne laissons pas le capital nous évincer et gentrifier » ; une autre « Greedy Landlord, Angry Tenant » [traduction : Propriétaire Avare, Locataire Furieux ] ; un autre graffiti proclame : “Use it or lose it !” [Traduction : Utilisez-le ou perdez-le ! ] tandis qu’un panneau rime en français : “Pas de chicane dans ma cabane, pas de cochons dans mon salon !”.

Ce qui se passe sur le site, qui inclut un grand stationnement, il y a le son occasionnel de martelage et de sciage, de musique, ainsi qu’un flot constant de visiteurs apportant eau et nourriture, ou encore, transportant meubles, bois et autres éléments utiles.

Il y a des dizaines de petits groupes de personnes qui se trouvent sur le site, tenant des conversations sur divers sujets, planifiant ensemble tous les aspects de leur squattage, mangeant, buvant, jouant au football ou au frisbee, ou tenant de dérober un petit somme.

La majorité des squatters sont principalement des adolescents ou des jeunes dans la vingtaine, mais il y aussi quelques enfants ainsi que des personnes d’un certain âge. Les squatters apprécient particulièrement la présence de l’activiste, Jacqueline, âgée d’environ 70 ans, qui a squatté jusqu’à maintenant chaque nuit. De nombreuses manières, c’est comme si une partie de l’extrême Est de Montréal s’était déplacée dans l’Ouest du centre-ville.

Des unités volontaires se partagent les tâche de veiller à la sécurité, voir à la nourriture et au nettoyage et on discute de l’éventualité que des policiers décident de bouger.

Jusqu’à aujourd’hui, les policiers ont indiqué par l’entremise des médias qu’ils ne feront pas d’intervention, à moins que le propriétaire de l’endroit l’exige. Toutefois, ils maintiennent une surveillance constante. Il peut y avoir jusqu’à cinq ou six policiers surveillant à partir du stationnement.

Ce n’est pas clair encore à savoir qui est le propriétaire de l’endroit. Certains présument que ce bâtiment historique est la propriété de Heritage Canada. Ce qui signifierait que le propriétaire officiel est le gouvernement du Canada. D’autres pensent que c’est plutôt les propriétaires précédents, ceux qui ont rasé les immeubles de la rue Overdale vers la fin des années ‘80. Dans tous les cas, tant que le propriétaire ne contactent pas la police, le squat se poursuit sans trop d’inquiétudes.

Des événements communautaires sont déjà planifiés sur le site. La nuit dernière, un vidéo sur la bataille d’Overdale a été présentée sur grand écran à l’extérieur et les squatters parlent de renouveler l’expérience. La Convergence Anti-Capitaliste (CLAC) a aussi l’intention de tenir une assemblée générale au squat lundi soir.

Pour les sympathisants de la région de Montréal, les squatters les encouragent à venir les visiter dans leur nouvelle maison. Nourriture, eau, outils, meuble et tout ce qui pourrait être utile. Le squat est situé sur la rue Overdale, juste au sud du boulevard René-Lévesque, entre les rues Mackay et Lucien L’Allier. Le squat est situé tout près du métro Lucien L’Allier, sur la ligne orange.

par Jaggi Singh, pour Indymedia Montréal et CMAQ
Traduit librement par Mélanie Rober

Mail: Jaggi Singh   2001-07-31  jaggi @@@tao.ca

 

 

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