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24-07-2012  

 

Bref historique des cabanes dans les arbres

 

Les cabanes dans les arbres

Source: http://www.lerecoursauxforets.org

Septembre 2002, par Liseron Mathieu

 

Tous les enfants rêvent d'une cabane dans les arbres ? L'idée d'une cachette idéale, dominant les alentours, d'un repaire « privé » suffit à transformer les parents en ingénieurs en maisons arboricoles.

L'idée n'est pas neuve. Il y a longtemps, un peu partout dans le monde, des humains ont choisi de vivre dans les arbres pour se protéger des prédateurs et autres vermines venimeuses. En Polynésie on continue encore de construire des maisons dans les arbres et en Amazonie des maisons sur pilotis. L'idée continue de fasciner même les sociétés « civilisées ». L'empereur Romain Caligula s'est fait construire une cabane dans un arbre. La reine Victoria aussi en avait une bâtie dans un Tilleul vieux de 600 ans ou elle prenait le thé. Au siècle dernier à Paris, on pouvait sortir dîner dans un restaurant construit dans un arbre. Ah, le chic Parisien est sans limites ! Ou est-ce que les humains conservent des instincts de primates ?

 

Évidemment, c'est aux USA, pays aux mentalités encore bien juvéniles, que se perpétue la plus solide tradition de maisons dans les arbres. Une rapide recherche sur Internet permet de découvrir des sites commerciaux où l'on propose des « treehouse » préfabriquées selon divers modèles à accrocher aux arbres ou sur pilotis. D'autres compagnies proposent des accessoires variés qui vont du frigo au minuscule foyer pour les romantiques amoureux de la nature. Des auteurs ont rédigés des bouquins dédiées au sujet. En 1998 a même eu lieu aux USA le second congrès mondial des constructeurs de maison dans un arbre !

On trouve aussi une liste de gens qui se sont construits de telles maisons. Avec une adresse e-mail et des photos à l'appui. Il y en a de tous genres. Un téméraire professeur s'est construit une maison à la cime des arbres, à 60 pieds d'altitude. Ce qui ne l'a pas empêché de se faire cambrioler ! D'autres sites expliquent les techniques de construction nécessaires pour ne pas blesser l'arbre et rendre sa maison sécuritaire, (un arbre, ça bouge dans le vent ce qui complique les choses).

 

Évidemment, le cinéma américain à succombé à l'attrait des maisons suspendues. Un épisode de StarWar présente un peuple de petits oursons (Les "Ewoks" interprétés par des nains dans un costume de peluche !) vivant dans des arbres haut de 1000 mètres. Et pour cause : ils leur faut échapper à un prédateur mesurant 30 mètres !

Les productions Walt Disney ont adapté au grand écran le roman à succès « The Swiss Family Robinson » ou une famille naufragée se contruit l'ultime maison perchée dans un arbre géant. Le long-métrage a donné suite une série télévisée du même titre et plus récemment à une seconde intitulée « The New Swiss Family Robinson ». Tout récemment encore, dans le « Robin Hood, prince of thieves » interprété par Kevin Kostner les hors-la-loi de la forêt de Sherwood vivaient dans un village construit dans les arbres.

Bref, ce n'est pas d'hier que les maisons dans les arbres fascinent l'imagination... Il reste seulement à espérer que l'humanité, plutôt que raser les forêts de la terre, se décidera d'aller vivre dans les arbres !

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Lu dans "Le Monde" : des journées entières dans les arbres

Le dimanche 22 septembre 2002

 

Des journées entières dans les arbres

"Une cabane perdue dans les cimes. Une vraie, là où l'on pourrait se retrancher, faire la sieste et même y passer la nuit. L'idée est un peu folle, mais elle fait son chemin. Au confluent de deux grandes sensibilités très en cour ces derniers temps - le retour à la nature et le fantasme nostalgique -, la construction d'une maison perchée dans un arbre reste un caprice hors de prix, mais c'est aussi la réalisation d'un vieux rêve qui ne laisse pas indifférent. L'Intitut français d'architecture (IFA) coordonne des actions liées à l'univers des cabanes et dispose d'une cellule d'information.IFA

 

Ancien publicitaire, Alain Laurens, fasciné par la lecture du Baron perché d'Italo Calvino, a créé La Cabane perchée, une PME qui a installé son atelier à Bonnieux, près d'Apt (Vaucluse), et achève ces jours-ci sa seizième réalisation. "Mes clients sont des originaux, pas des bourgeois-bohèmes, assure-t-il. Certains font de gros sacrifices pour s'offrir un abri dans les arbres, au fond de leur jardin. Tous sont excités comme des enfants lorsqu'on leur en dévoile le plan. " Alain Laurens fabrique "des cabanes, pas des maisons". Nicher dans un arbre impose un certain ascétisme, pour des raisons pratiques, mais aussi de principe. Ses constructions suspendues, logées entre 4 et 15 mètres d'altitude, ne dépassent pas 12 m2 de superficie, dont la moitié est occupée par une terrasse. Les plus sophistiquées reçoivent un lavabo et une douche, voire une petite installation électrique alimentée par un capteur solaire capable de fournir un courant de 12 volts pendant quatre heures par jour. Rien de plus. Une cabane est faite pour se couper de son monde, affecter de prendre de la distance avec la société des hommes, jouer à Robinson Crusoé, revenir au temps des sarbacanes et des gourdes en plastique transparent remplies de grenadine. Ces cabanes réalisées par des compagnons-charpentiers sont autant de créations uniques, adaptées à l'arbre qui les accueille. Du coup, elles sont presque facturées au prix d'une vraie maison.

 

Les prix catalogue de La Cabane perchée vont de 30 000 à 60 000 € , et presque la moitié de la dépense est imputable au joli escalier en colimaçon qu'il faut déployer autour du tronc pour y grimper. Les modèles les moins chers sont ceux qui reposent sur pilotis, comme cette grande maison de 220 m2 construite par le cabinet d'architecture bordelais Lacaton-Vassal sur une dune du bassin d'Arcachon, et dont la réalisation est évaluée à quelque 20 000 € . Hissée entre 2,5 mètres et 4 mètres au-dessus du sable, cette résidence face à la mer est traversée par six pins, dont les troncs, afin de pouvoir se balancer, s'articulent dans le toit à travers des manchons de caoutchouc. En pratique, l'installation dans son jardin exige au moins une déclaration préalable en mairie pour une "construction de moins de 20 m2 sur un terrain déja construit" ou "une habitation légère de moins de 35 m2". Le plus important est de choisir les bons arbres. Sont largement déconseillées, le bois et les branches du peuplier, de l'aulne rouge ou du noyer trop cassants. Pour installer la plate-forme, composée de poutres, de solives et de lames de plancher, les espèces les plus accueillantes sont le chêne, l'érable sycomore, le tilleul, le marronnier ou le hêtre, mais aussi les conifères (cèdre, pin).

 

Dans leur livre Cabanes perchées (éd. Hoëbeke, 224 pages, 25,90 € ), récemment traduit en français, Peter et Judy Nelson, grands spécialistes américains de la maison juchée dans les branches, conseillent, pour plus de sécurité, de ne pas construire à plus d'un huitième de la hauteur totale de l'arbre. Soit pas à plus de 3 mètres pour un chêne haut de 24 mètres, par exemple. Il faut aussi éviter d'installer son repaire dans une forêt trop dense qui l'exposerait à l'humidité, voire aux champignons. En tout état de cause, mieux vaut s'en remettre à un expert charpentier pour déterminer l'emplacement le plus sûr. "

 

EXTRAIT DE L'ARTICLE PARU DANS L'EDITION DUMONDE DU 29.06.02

La plus grande maison en bois dans les arbres dans le parc du Chateau de Alnwick (lire Harry Potter).  Elle mesure environ 230 m2 et a demandé plus d’un an de construction. L’extérieur et l’intérieur sont en bois. Cette maison est ouverte au public pendant la journée. Dedans se trouve un restaurant, un espace souvenir, un “party room” pour fêter l’anniversaire de votre enfant….

http://blog.bmykey.com/immobilier/la-plus-grande-maison-en-bois-dans-les-arbres/2007/249/

 

Un Hébergement composé de trois cabanes dans les arbres reliées par des passerelles - les Cabanes du Tertre, juchées sur pilotis au milieu des arbres, dominent la Vallée de la Dordogne (~120€/jour)

http://www.cabanicime.com/

 

 

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