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Mise à jour : 29-11-2022  ...
 

quelques ressources et bonnes pratiques

pour l'émergence des écovillages en Afrique

Lien: Ecovillage-ressources

 

Projet d'un éco-village urbain au "Daara de Malika" au Sénégal

Ce projet a été développé de 2009 à 2012 dans le cadre de l'ONG Daara de Malika au Sénégal par Roland Mayerl. Malheureusement tout est en standby depuis. La direction en particulier n'a pas  encore intégré le concept d'écovillage...question de communication de part et d'autre sûrement mais aussi de manque de vision de la part de l'ONG et de volonté pour s'adapter aux nouvelles conditions de coopération Nord-Sud (transparence, rigueur, programme, ouverture sur le monde ...)

 

Esquisse de quelques propositions:

L'Ecovillage Urbain Pilote ce sera un Centre des Technologies Appropriées dans une perspective de développement durable. Des installations qui doivent dans l'avenir assurer plus d'autonomie alimentaire, énergétique et financière à cette bentité tout en servant de modèle reproductible pour la région.

 

Situé à 20 km de Dakar, le Daara de Malika est au départ - en 1980 - une maison d'accueil pour jeunes talibés (enfants mendiants) une initiative soutenue en son temps par le Président Léopold Sédar Senghor et le Premier Ministre de l'époque M. Abdou Diouf. Depuis, à l’internat d’origine, se sont ajoutés une école primaire mixte de quartier avec 8 classes pour plus de 250 élèves, des ateliers - menuiserie, poterie, tissage - un poste de santé, un poulailler, le tout encadré par une vingtaine de personnes principalement des bénévoles. Le terrain de près de 3ha, relativement peu exploité, présente de ce fait beaucoup de potentialités. 2010 fut l'occasion de fêter les 30 années d'existence de cette réalisation emblématique et surtout de lancer des projets pérennes susceptibles d’apporter un nouveau souffle visant à contribuer à plus d’autonomie alimentaire, énergétique et financière tout en s’ouvrant sur la zone et le monde. Début 2011 il a été décidé d’inscrire cette entité dans le réseau des écovillages soutenu par l’Agence Nationale de Ecovillages du Sénégal. Ce futur « écovillage pilote urbain de démonstration » - ou Eco-Daara - doit devenir un projet fédérateur pour tous les acteurs locaux impliqués dans l'éducation, la formation des jeunes notamment et le développement durable. Il se doit de devenir un modèle du genre à l’échelle du pays.

 

Le Daara de Malika ne prétend pas résoudre la question des enfants de la rue au Sénégal, mais souhaite proposer à tous les acteurs un modèle reproductible ailleurs. Il s'agit surtout de former au mieux des enfants, des jeunes afin qu'ils soient non seulement susceptibles d'essaimer les bonnes pratiques développées dans ce centre mais également de s'impliquer activement à la recherche de solutions pour éradiquer le phénomène des enfants de la rue. Il s'agit de proposer un modèle, une vision et un germe de développement pour toute la zone susceptible également de freiner l'exode rurale.

Vidéo sur la zone Daara - Zone de Malika-Mbeubeus-Diamalaye

École d'architecture de l'Université Laval - Collège d'Architecture de Dakar 2010

ttps://www.youtube.com/watch?v=4tZWRuDMUH8

 

Architecte Raoul Sneider - Aga Khan Award for Architecture 1981
https://archnet.org/sites/182/media_contents/19981
Bâtiment similaire - Architecte Oswald Dellicour qui a bien connu Raoul Sneider
A Nianing 100km au sud de Dakar - Le Centre de Formation Agricole a été créé sous l'impulsion de l'ONG CARITAS pour y organiser une formation pratique de niveau secondaire. réponse bioclimatique basée exclusivement sur les ressources de l'environnement immédiat - essentiellement terre/sable stabilisée. Le Projet du CFA Nianing a reçu le Prix Aga Kahn en1980.
http://www.synergy-international.com/

 

  Enfants mendiants dans la région de Dakar: enquête de terrain réalisée dans la région de Dakar en novembre 2006 et février 2007 par un groupe de l'Institut
norvégien FAFO avec l’aide des ONG Avenir de l’enfant, ENDA/GRAF et Samusocial

   Enfants-Mendiants-Dakar-2007-Unicef

 

ONG Daara de Mailika:

Présidente fondatrice Mme Cathy Koaté décédée en 2016 (

co-fondatrice du Daara en 1980 avec Mme Saleh)

 

 L'internat   

 

 

 

 

Le développement durable a pour but de subvenir aux besoins de la génération actuelle sans hasarder ceux de la génération future. C'est aussi un développement réel collaboratif, donc de meilleures conditions de vie notamment pour les plus pauvres, et durable également dans le sens de la pérennité.

 

Des projets qui sont à développer de façon holistique dans le cadre d'un plan quinquennal de développement et d'une vision sur le long terme.

 ... ici quelques propositions.

... pour plus d'autonomie alimentaire, énergétique et financière ainsi que pour développer des activités génératrices de revenus et s'ouvrir sur le monde, l'ONG Daara de Malika travaille à un plan quinquennal - 2012-2017  - afin de moins dépendre des aides extérieures ! Un défi, un challenge pour cette opération pilote qui doit rester un modèle du genre. 

Plus qu'un Daara moderne, il s'agit non seulement de renforcer la capacité d'accueil des garçons dans le cadre d'un village des enfants par exemple mais aussi d'associer les organisations locales et nationales susceptibles de collaborer à des solutions durables et reproductibles ailleurs au bénéfice des enfants et des jeunes en général.

Il s'agit surtout d'apporter à la jeunesse - et notamment aux enfants les plus démunis - des modèles porteurs d'avenir. Le modèle de l'écovillage fait à la fois référence à l'écologie, le développement durable et au village comme base sociale ici en Afrique où vivent encore une grande majorité de la population. L'écovillage péri-urbain du Daara de Malika doit être considéré comme un germe de développement reproductible ailleurs, dans les campagnes et notamment dans les zones urbaines.

 

1.-  Augmenter la capacité d'accueil des enfants de l'internat
Daara-internat (A1-A2-A3)
Augmentation de la capacité d'accueil des enfants de l'internat, rajout d'un bâtiment d'hébergement pour les grands ainsi que des bureaux pour l'administration. Mini terrain multi-sports, ajout d'un magasin et d'une chambre froide.
2.- Doublement l'école primaire
Ecole (E1 et E2)
Doublement de l'école primaire mixte avec 16 classes supplémentaires... question de rentabilité et pour répondre à la demande . Ajout d'installations sportives (multisports, piste de course ...), d'espaces couverts polyvalents. Ecole avec des classes pilotes et bien équipées en ordinateurs.
Permettre l'organisation de cours du soir au bénéfice de la population locale.
3.- Agrandir le poste de santé
Poste de santé (D1-D2-D3)
Agrandissement du poste de santé existant en collaboration étroite avec les autres centres situés aux alentours, création d'une structure d'accueil des enfants de rues de la zone avec hébergement provisoire pendant la durée des soins.
4.-  Multiplier les ateliers
Ateliers (B1-B2-B3-B4)
A partir des 3 ateliers existants (menuiserie, poterie, tissage), création nouveaux ateliers de formation, ouverts sur le quartier, en collaboration avec d'autres associations : ateliers de construction, ferronnerie, couture, production de bioterre (une alternative au charbon de bois), fabrication de lampes solaires, d'éoliennes etc ... dans le cadre d'un Centre des Technologies Appropriées.
Développement de diverses collaborations notamment avec ADETA (Association d’appui pour le développement de la technologie appropriée) et l'école de formation des jeunes YMCA à Hann. Partenariat avec des organisations similaires dans le monde.
5- Organiser le maraîchage en vue de l'autosuffisance alimentaire :
Maraîchage poulailler (S1-S2)
Rénovation et agrandissement le poulailler pour en faire une exploitation rentable.
Organiser le maraîchage en vue de l'autosuffisance alimentaire et la formation. Développement la pisciculture et le petit élevage.
Création d'une ferme de production de spiruline.
6.-  Développer une pépinière
Création d'une pépinière axée sur les plantes et les arbres participant à le reforestation du quartier, de la décharge de Mbeubeus, du littoral de la Grande Muraille Verte, de la Ville Verte de Malika.
7.- Ouvrir un télécentre
Cyber - accueil (F1-F2)
Ouverture d'un télécentre (cybercase) orienté vers l'éducation des enfants, des jeunes et des femmes notamment du quartier. Services administratifs en ligne. Réseau sans fil. Création d'une radio locale centrée sur le développement et les bonnes pratiques. + radio-locale
8.- Créer des boutiques ouvertes sur le quartier
9.- Construire des habitats
Habitations (K1-K2-K3)
Construction d'un ensemble de petites maisons en exploitant des technologies appropriées (maisons modèles) ... pour le personnel travaillant sur place, les volontaires, les touristes (tourisme développement)
10.- Maison des associations
Maison des associations (G1-G2) - Cuisine industrielle
Création d'un centre d'accueil des associations oeuvrant au Daara ou sur le quartier avec des locaux de réunion communs et des services partagés. Ouverture à la formation continue. Salle polyvalent au rez de chaussée - servant aussi de cantine et de salle de fêtes - avec cuisine pilote intégrée .
11.- Réaliser un complexe de production de biogaz
Hygiène - Biogaz (H1-H2)
Réalisation d'un complexe de production de biogaz (digesteur) à partir de latrines, comprenant une laverie et des douches publiques soutenu par un centre de conseils à l'hygiène.
12.- Mettre l'accent sur les énergies renouvelables en liaison avec les ateliers (panneaux solaires et éoliennes) ... assurer la collecte des eaux de pluie, les besoins en eau potable via un forage profond.

 

On peut aussi imaginer que le Daara de Malika abrite un jour, sur son site, un centre d'information et de formation sur la problématique des enfants de rue et des talibés comme sur la question écologique dans le cadre du mouvement des éco-villages. Ce centre peut apporter ainsi des ressources utiles pour les daaras modernes et les écovillages du programme du gouvernement sénégalais. Ce centre d'information comprendrait notamment une bibliothèque, une médiathèque et une base de données informatique accessibles aux chercheurs, comme à tous les acteurs de terrain.

 

Le développement durable est un concept que l’on résume aujourd’hui d’une simple phrase : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Le développement durable a pour but de concilier le progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète. C'est donc un concept qui ne se limite pas à une prise de conscience écologique, mais vise à instaurer un meilleur équilibre entre la dimension économique, sociale et environnementale du développement :

- La dimension économique, c’est notre capacité à créer des richesses et à améliorer nos conditions de vie matérielle

- La dimension sociale, c’est notre besoin de santé, d’éducation, d’habitat, d’emploi, d’équité intra et intergénérationnelle ainsi que la prévention de l’exclusion sociale.

- La dimension écologique, c’est la nécessité de l’environnement, la diversité des espèces et les ressources naturelles et énergétiques afin d’en bénéficier le plus longtemps possible

 

 

  Vue aérienne

 

Bâtiments actuels (1980 - 2011) ... terrain de près de 3ha

 

Vidéo sur la zone Daara - Zone de Malika-Mbeubeus-Diamalaye

École d'architecture de l'Université Laval - Collège d'Architecture de Dakar

Diamalaye: Land of Hope / Diamalaye : Terre d'espoir - En mai 2010, un groupe d'étudiants de l'École d'architecture de l'Université Laval s'est rendu au Sénégal dans le but de travailler, avec la population, à l'amélioration du cadre de vie d'un quartier informel de la banlieue de Dakar, situé en bordure de la décharge de Mbeubeuss. Le film « Diamalaye, Terre D'espoir » met en images le déroulement de cette expérience collaborative qui impliquait également le Collège universitaire d'architecture de Dakar et l'Institut africain de gestion urbaine (IAGU). Il s'agissait de définir, avec la population, des projets d'amélioration de l'espace public du quartier, d'en concevoir la réalisation et de les construire avec la main d'œuvre locale. Ce film illustre les difficultés et les réussites d'une telle entreprise. Réalisé par Matthieu Dessureault, étudiant à la maîtrise en journalisme international à l'Université Laval, le film s'inscrit dans le cadre du projet « Vers une collectivité productive à Malika (Sénégal) : une expérience d'aménagement participative » du groupe Habitats et cultures, financé par le Centre de recherches pour le développement international.

ttps://www.youtube.com/watch?v=4tZWRuDMUH8

 

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Cadre similaire au Mali -Enfants de la rue

L’association franco-malienne Sinjiya-Ton, créée en 1997, lutte contre l’exclusion des enfants des rues de Bamako. Sinjiya-Ton accueille 55 enfants dans 2 centres d’hébergement. Ces garçons et filles sont, selon leur âge, scolarisés ou en apprentissage professionnel.
http://www.fondation-insolitesbatisseurs.com/Sinjiya-Ton-Mali.html

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Enfants mendiants dans la région de Dakar: enquête de terrain réalisée dans la région de Dakar en novembre 2006 et février 2007 par un groupe de l'Institut
norvégien FAFO avec l’aide des ONG Avenir de l’enfant, ENDA/GRAF et Samu social, et d’autre part, par une équipe d’enquêteurs de l’École nationale d’économie appliquée à Dakar.
https://documents1.worldbank.org/curated/en/160241468105572093/pdf/44584.pdf

Le Daara de Malika, école coranique-modèle créée en 1980, a pour mission d’abolir l’exploitation et la mendicité enfantine, particulièrement chez les jeunes talibés. Chaque année depuis son ouverture, il accueille 70enfants de sept à quatorze ans. Les élèves y apprennent l’arabe et étudient le Coran, conformément à la tradition et à la promesse faite aux parents, mais également le wolof, la langue dominante du pays, le français, la langue officielle, les mathématiques, et enfin, un métier.

Les programmes d’action plus ambitieux (Avenir de l’enfant, Village Pilote, Samu social, La Lumière, par exemple) s’emploient à faciliter le retour des enfants dans leur village d’origine. Avant leur retour, les enfants sont accueillis dans un centre (géré par l’organisation) pendant une période dont la durée est fonction de l’âge et des conditions de vie de l’enfant. S’il est orphelin ou s’il n’existe pas d’information sur ses origines familiales, son séjour dans le centre peut être de longue durée. Malheureusement, le suivi des enfants après leur réinsertion familiale est souvent impossible, du fait des capacités limitées des ONG ou de l’absence des partenaires sociaux dans le village d’origine. Certains enfants finissent par retourner dans les rues ou rejoignent des programmes de formation professionnelle.

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"Ce n'est parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas...

C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles"

 

Aujourd'hui, ce ne sont pas les ressources qui constituent le facteur stimulant,

c'est le changement d'état d'esprit"

 

"quand on rêve seul, ce n’est encore qu’un rêve, 
quand on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité
!"

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